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Mes textes sont protégés



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la plupart sont de mon mari
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A bientôt ...


Merci de votre passage et si vous me quittez ravis, laissez moi une trace !
A bientôt ...


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"Nous n'aurions plus rien d'humain
si le langage en nous
était en entier servile."

Georges Bataille



"Es sus la talvera qu'es la libertat"
C'est en bordure du champ
qu'est la liberté
Jean Boudou



"La vérité ne se tient pas ici ou là,
mais dans une troisième position,
inconcevable pour nos esprits.
Il faut se contenter de ce doute
où tout paraît, comment dirais-je,
suspendu devant nous."

Michèle Lesbre


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Peinture et écriture

Mercredi 14 octobre 2009 3 14 10 2009 09:16



De Stael paysage.jpg

Paysage de Nicolas de Staël

 

 

Au bord du noir

au bord de l'encre

au bord du vide

et de la nuit

sans étoile, sans mot,

une ville est posée

perdue dans un mirage.


Au milieu d'un silence

qui claque dans le vent

il a créé l'espace,

apprivoisé le blanc,

écrit au ciel et à la terre,

dessiné la frontière

de ce désert mouvant.


Et puis, dans un grand doute,

la mer,

comme un aplat de gris

une lame d'acier

longuement travaillée

au marteau de l'enclume

et qui hurle son rouge

quand elle force l'eau.


A peine trois couleurs,

au bout du paysage.

A peine trois couleurs

dans ce grand désert clos.


Azalaïs


 


Je réédite ce poème avant de vous quitter pour un temps indéterminé.
Ce blog me prend trop de temps, j'ai trop de choses en chantier et pour l'instant je n'ai plus rien à dire!

Je ne me vois pas continuer à publier coûte que coûte, juste pour remplir du vide.

Je n'ai plus envie de faire semblant. L'automne je crois ne me vaut rien
et s'il n'y avait pas quelques fidèles (Quichottine surtout) pour me tenir à bouts de bras, il y a longtemps que j'aurais plié boutique!

Merci à tous, je viendrai vous faire un petit coucou de temps en temps.

Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 09 2009 00:29

Je réédite ce texte que j'avais écrit pour  Juliette et pour « Papier Libre ».

Il fallait écrire un texte autour de ce tableau du Douanier Rousseau  .

Je me suis inspirée aussi d’un poème anonyme du XVIII ème siècle : « Les mensonges » Il est vrai que les thèmes du mensonge et de l'hypocrisie sont toujours d'actualité et plus c'est gros, mieux ça passe!


reve.jpg

 

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu  un noir Papageno,

Qui jouait du haut boa

Devant deux lionceaux !

Ma fille !!  Vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu un éléphant,

Qui volait des oranges

Avec un oliphant !

Ma fille !!  Vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu des orchidées,

Tresser leurs cheveux d’anges

Sous un frangipanier !

Ma fille !! Vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille qu’as-tu vu ?

J’ai vu l’oiseau du paradis,

Fumer l’ayahuasca

Avec un ouistiti !

Ma fille !!  vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu une oréade qui rêvait,

Allongée toute nue

Sur un divan coquet !

………………………

Ma fille … dites-moi,

  La dame dévêtue,

Où l’avez-vous donc vue ?

 


 

                                 Azalaïs

 
 
 
Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Lundi 4 mai 2009 1 04 05 2009 08:16

 

 

Je voudrais peindre un mur...

Non pas un mur de briques,

mais un mur de soleil,

avec, dedans sa peau,

un coulis d'ocre jaune,

des rayons de silence

où glisseraient des ombres,

d'invisibles fissures

lustrées de sèves anciennes.

 

 

 

J'y laisserais ma trace,

tatouage fossile,

sous les replis rugueux

d'un affleurement doux

et puis je migrerai,

vers un nouvel espace,

terre d'ombre brûlée

 

striée de veines bleues.

Azalaïs

 

 




 

Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Mardi 7 avril 2009 2 07 04 2009 14:20

Pour "La petite fabrique d'Ecriture" qui nous propose

cette toile de Joëlle comme sujet d'écriture


Rue des étoiles             



       Non non, je ne suis pas un rêve, c'est bien moi qui vous parle. Vous ne me voyez pas, je suis toute petite. Moi-même j'ai du mal à savoir qui je suis. Dans le règne animal, les choses sont plus simples. Le chat dès sa naissance est très sûr d'être chat, de même que l'enfançon sait très bien qu'il n'est pas bouton d'or ou même pâquerette. Ils ont dès la naissance les yeux doux de leur mère pour savoir leur image. Ils ont ses mains, son chant, son odeur, sa chaleur. Mais moi qui suis enfouie dans le gras des racines de ce tronc solitaire, en lisière de cette friche infâme, je ne suis pas très sûre d'être ce que je suis. Il fait si froid encore, le ciel paraît si gris !



       Dans le monde des graines, ce n'est pas si facile. Quand nous ouvrons les yeux, notre mère est la terre, notre père est le ciel et nous grandissons seules au soleil du printemps. Autour de nous, toute une vie grouillante s'agite sans répit : mille pattes nous frôlent, nous fouillent, nous retournent  et nous pouvons mourir avant que d'être nées, grignotées par l'insecte, rejetées par l'oiseau, emportées par le ruissellement des eaux vers une terre ingrate.

 


       Ce que je sais par contre, c'est qu'un rêve m'habite, une sorte de soif, comme une mélodie, têtue, profonde, venue d'un monde très ancien, d'une contrée antique où les graines ont vécu une grande aventure. Qui le sait aujourd'hui ? Parfois les hommes extirpent de la terre une empreinte de plante, le dessin d'une feuille que la pierre a gardé, un bois fossilisé, mais ils ne savent pas en lire le mystère. Ils sont tellement sûrs de leur toute puissance qu'ils ne peuvent pas imaginer une seule seconde qu'un jour, c'est nous qui étions les gardiennes de leur si beau jardin.


       La terre alors était un fruit destiné à nourrir tous les hommes mais très vite, certains se sont aperçu que celui qui nourrit détient la clé de tous les pouvoirs. Alors, grâce à cette arme, les plus forts ont asservi les faibles. Et puis, ils ont voulu jouer aux apprentis sorciers, transformer, manipuler, maîtriser, aller vers le progrès comme ils disent, entrer dans l'histoire, fuir l'immobilisme, rentabiliser... manger ne leur suffisait plus ! Ils voulaient aller de l'avant, faire du profit et ils ont capturé le destin de leurs frères en changeant les règles établies depuis la nuit des temps !

 


       Depuis, la vie sur terre va dans un sens unique, celui de la conquête perpétuelle, du développement, de l'asservissement du vivant, une course poursuite dans laquelle il ne faut surtout pas être rattrapé, tant est si bien qu'une chose toute simple comme semer, récolter, manger est devenu extrêmement compliqué, tellement compliqué que les ¾ de la planète meurent de faim alors que le quart restant est malade d'être trop gros !

 


       Et puis un jour, ils ont eu une idée tout à fait extraordinaire : nourrir leurs voitures avec des végétaux ! Quelle belle idée vraiment : mettre du maïs dans son 4/4 pour pouvoir aller acheter son pain ! Pour cela, il leur a fallu saccager leurs plus belles forêts, au Brésil, en Indonésie, en Malaisie, au Congo, au Cameroun... Résultat, plus de terres agricoles, plus d'eau, les sols sont érodés,  et ce qu'ils présentaient comme de nouvelles technologies au service de l'humanité pour combattre la misère et la faim a apporté la désolation et la mort ! Je ne sais même pas s'il y a encore quelqu'un pour m'entendre !


       Ce que je sais aussi, c'est qu'il nous faudra beaucoup de courage à nous, les graines, pour reconquérir la terre et faire que cette planète soit à nouveau ce qu'elle était avant l'arrivée des hommes !

 


        Puisse mon message parvenir à ceux qui restent encore !


Rue des étoiles, le 7 avril 2050


Azalaïs



Fleurantin

Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 11 2008 22:52

Jean Baschiera: Regard sur les marais

 

Au bord de l'eau, deux bicyclettes

Méli de roues, mélo de rêves ...

Le ciel s'échappe

à l'horizon.

Au bord de l'eau, deux bicyclettes

Petit vélo 

pour très bientôt ...

 

Azalaïs

 


Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 11 2008 08:00
Pour La Petite Fabrique d'Ecriture dont le thème est
l'aube de l'humanité


De Joëlle Chen: L'aube de l'humanité


-          Hé  hé.... hé... hé  hé....

-          Bonjour !

-          hèèh .... hèèh... hèèh....

-          BONJOUOURR !!

-          Srulp... hèèè....

-          Je vois, tu as soif sans doute ? Tiens, tu as de l'eau là, juste devant toi.

-          Lap, lap, slap, gloup ... ô ? ô ? ô ?

-          Ah ! Non ! Ce n'est pas de l'eau là, enfin... pas tout à fait, c'est de la glace, l'extrémité d'un glacier pour être exact. Et là, tu vois, il donne naissance à un torrent, un début de rivière, de fleuve, un lac peut-être, vas savoir ! Très utile la glace quand il fait chaud, très amusant aussi pour faire des glissades. Regarde ! Swizzzzzzzzzzzzzzzz.....

-          Glace ? Glace ? Glace ?

-          Ah ! Non ! Ça, c'est de la neige ! C'est beaucoup plus doux que la glace ! Quand la glace tombe du ciel, ce sont des grêlons et alors là, il vaut mieux se mettre à l'abri ! Mais quand il neige, ce sont des flocons ! Regarde comme c'est léger! Ça flotte, ça danse, ça tourbillonne.... mais tu as raison, c'est froid comme la glace.

-          Neige ? Neige ? Neige ?

-          Ah ! Non, quand on s'éloigne du glacier, la température change et la neige se transforme en pluie, en gouttes  de pluie plus ou moins fines suivant qu'il bruine ou qu'il pleut averse.

-          Pluie ? Pluie ?

-          Ah ! Non ! Là, nous sommes proches  du volcan et quand il s'énerve, il crache un peu de lave, des cendres, des pierres chaudes ! Ça peut rendre de grands services pour faire la cuisine et se réchauffer aussi, mais quand il s'énerve trop, il vaut mieux s'éloigner parce que c'est trop dangereux.

-          Volcan ? Volcan ?

-          Ah ! Non, là, c'est juste ma soupe qui bout ! Tu as faim ?

-          Sluuurp ! Miam... Miam !


-          Seigneur !!! Mais d'où l'avez-vous sorti celui là ? Ce n'est pas possible !  On vous a volé tous vos diccos ou bien pensiez-vous à autre chose ? Ce n'est pas qu'il soit vilain, non ! Il est même plutôt mignon !! Tout à fait mon genre: bien construit de partout, vif, curieux, souriant, sportif,  avec un petit côté enfantin qui lui donne beaucoup de charme, mais...  si je puis me permettre...  il va falloir que je passe très vite aux travaux  pratiques, sinon...  je sens que je vais m'ennuyer moi !


-         BRAAOUM..... CRAAAAC..... SCRAAATCH ... !!!

 

gif animé eclairs009.gif

-          Bon, Bon... Je n'ai rien dit ! Simplement, j'ai lu quelque part que le corps est un excellent vecteur d'apprentissages ! Il paraît aussi que le retard de parole, tout comme le retard de langage, est porteur de violence et que quelqu'un qui ne peut pas se faire comprendre  a tendance à faire parler ses poings !


-         BOOUM....  BADABOUOUM.... CRAAAC

gif animé eclairs011.gif

 

-          Qu'est-ce que je disais ! OOHH ! Mais  vous lui avez fait peur !

-          Pluie ! Pluie !

-          Ah ! Non ! Ça, ce sont des larmes ! Ça arrive quand on est triste et il va falloir t'y faire je pense ! Apparemment, c'est dans le malheur et la souffrance qu'Il veut que nous nous construisions ! Mais viens, ne fais pas de bruit surtout ! Je vais te montrer quelque chose de joli !

 


Adam et Eve chassés du Paradis

Bas relief dans l'église du Mont St Michel

Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 10 2008 16:00

Je profite de ce que Jean-Marie est parti loin, très loin, pour réediter cet article que j'avais écrit pour Ecriture Ludique


Les mots à insérer dans le texte sont de Darkia : atypique, dommage, mort, pieu, sang, simple, mains, sentiments, recherche, assaillir, clan, pathétique, attente, liqueur, corsage.

  MaratparDavidww.jpg

                                                        L'ami du peuple, quelques jours après son exécution .

               

                Je le lui avais bien dit pourtant, à l’ami Danton, qu’inviter une jeune fille aussi prude que la Corday, alors qu’on fait trempette dans sa baignoire, ce n’était pas une bonne idée ! Atypique, peut-être, mais des plus saugrenue ! Non, pour ce qui est des sentiments, le mieux, c’est d’aller au plus simple ! Une petite liqueur, un compliment bien tourné sur les rondeurs exquises du corsage, et hop, direct au pieu pour l’assaillir  la jeunette ! La recherche, l’attente, l’insolite, c’est vraiment dépassé ! Non, aujourd’hui, tout doit aller très vite, l’amour comme la mort ! Qui sait ce que mijotent les ennemis de l’autre clan ? La preuve ! Assassiné dans une baignoire remplie de souffre et de vinaigre ! Et me voilà, les mains couvertes de sang avec ce torchon ridicule sur la tête ! Tout cela est pathétique ! Dommage, elle me plaisait bien à moi, la Charlotte !

Azalaïs


                                                                                     

  CCHauerw.jpg

 

                            Charlotte Corday quelques heures avant son exécution

 

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Mardi 9 septembre 2008 2 09 09 2008 19:56
Comme promis, des nouvelles de mon arbre.
Il est enfin terminé et dort en ce moment chez l'encadreur.


Un arbre ce matin


Un arbre ce matin

M'a ouvert le chemin.

Il m'a dit : « Prends mon bras

Avant le grand feuillage ! »

Il m'a dit : « Prends ma main

Avant le grand ramage ! »


Je ne sais plus son nom

Ni l'émoi de sa peau

Ni l'envol de ses branches

Où dorment les oiseaux.


Il m'a juste chanté

La fraîcheur de la lune

Baignant d'une encre bleue

La plume des cyprès.


Il m'a juste comblé

De l'eau de ses racines

Et j'ai senti mon cœur,

S'éveiller tendrement.


Je lui ai dit : « Allons,

Tous deux vers la lumière,

Vibrons libres et joyeux,

Comme de vieux amants. »

 

Azalaïs

 


 


Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 10:32
Pour Papier Libre
Juliette nous propose de nous exprimer sur ce tableau de Fantin Latour

Fantin-Latour

 

-       Ce fut une belle cérémonie, vraiment ...


-       Tu as vu le cerisier du père Amchin, il croulait sous les fruits... Et tous ces merles dedans, on eut dit des corbeaux !


-       Il était si étrange ce texte : "Ne reste pas à te lamenter devant ma tombe, je n'y suis pas, je ne suis pas mort." 


-       Je n'ai même pas vu fleurir les cerisiers cette année !


-       Le crois-tu toi, qu'il n'est pas mort ?


-       Je ne veux pas que tu te maries avec ce Monsieur D'Argeville !


-       "Je n'y suis pas, je ne dors pas..."


-      Je sais qu'ils avaient tout préparé. Je les ai entendus ! Il est venu se coller contre moi au cimetière ! Je le trouve répugnant ! 


-       La chatte de Mme Granier a eu des petits. Il y en a un tout roux avec des yeux verts ! Nous pourrions en adopter un ? J'ai toujours rêvé d'avoir un chat !


-       Je ne veux pas, tu m'entends, je ne veux pas !


-       Nous allons avoir de l'orage ce soir, les hirondelles sont devenues folles !


-      Je me demande comment tu as pu pendant toutes ces années ? Comment as-tu pu supporter, accepter cela ?


-     Et si nous allions à la mer le mois prochain ? Tante Angeline nous a si souvent invitées ! Nous pourrions acheter un cheval, nettoyer la calèche et demander à Firmin de nous conduire ? La campagne est si belle à cette saison !


-       C'est moi qui l'ai tué ... Je ne voulais plus tu comprends, je ne pouvais plus... Il était là, devant cette fenêtre, à moitié ivre, comme toujours... C'est pratique l'alcool, ça vous excuse tout ! ça vous donne des droits ! Et moi, j'avais si peur... Mon cœur cognait si fort... La peur, parfois, ça vous donne un courage terrible... Toutes ces peurs accumulées... ça m'a donné une telle force... Et ce fut un tel soulagement quand je l'ai vu en bas, son corps tout disloqué, comme une marionnette ! Une telle joie ! Je le hais tellement... Il ne fera plus jamais de mal à personne maintenant et je te dis moi, qu'il est bien dans son trou, qu'il n'est ni la douce pluie d'automne, ni la lumière du soleil, ni la douce étoile qui brille la nuit... Ce curé est un âne que je ne veux plus voir ici ! Je suis certaine qu'il savait lui aussi ! Si nous devons le revoir un jour, ce sera en enfer !


-       Je crois qu'une tisane nous fera le plus grand bien...


                                         Azalaïs


Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 01:00
Je dépoussière


Flandrin--Hippolyte--1805-1864----Jeune-homme-nu-assis--1855---Louvre.jpg                                                                                                                        Hyppolyte  Flandrin


Ecoute ...  Tu le vois  ce silence  là  bas ,  derrière  les mouettes  ...
Ce bleu ...  ce vert ...  et cet ocre de chair ...
Ocre de chair , oui , c'est pour peindre la mer !

Mélange l'indigo à ton ocre de chair ! Ajoute un peu de blanc et tu auras des  gris, des bleus , des verts , du mauve et même du violet ... les arbres , les forêts , une bouche de femme , un ruisseau qui s'endort , un homme nu , sur le bord d'un rocher, ses noirs cheveux bouclés posés sur  ses genoux ...

Ocre de chair, ocre de chair !
Chair de l'homme là , tout au bord de la mer ,
avec les langues de la mer  qui lui lèchent les pieds .
              
                                                           Azalaïs
Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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