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Mes textes sont protégés



Quant aux photos de ce blog,
la plupart sont de mon mari
qui les signe JL  G.



A bientôt ...


Merci de votre passage et si vous me quittez ravis, laissez moi une trace !
A bientôt ...


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Texte Libre




"Nous n'aurions plus rien d'humain
si le langage en nous
était en entier servile."

Georges Bataille



"Es sus la talvera qu'es la libertat"
C'est en bordure du champ
qu'est la liberté
Jean Boudou



"La vérité ne se tient pas ici ou là,
mais dans une troisième position,
inconcevable pour nos esprits.
Il faut se contenter de ce doute
où tout paraît, comment dirais-je,
suspendu devant nous."

Michèle Lesbre


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Les textes que j'aime

Mardi 28 avril 2009 2 28 04 2009 19:57

Ruelle du vieil Albi



Je voudrais bâtir une ville heureuse
avec des arbres et des eaux,
de grands arbres serrés sur de secrets oiseaux
comme dans nos vieux livres d'images
quand nous étions des enfants sages,
de ces arbres gonflés d'étranges sèves
et qui savaient nourrir et bercer tous nos rêves.

 

Avec des rues comme des nids tout en rumeurs
où la vie coulerait dense et généreuse
pour ceux qui ont peur du bruit de leur coeur,
avec de très hauts ciels et des espaces purs
charriant de l'azur
et des cargaisons de nuages
au bord de lentes plages,
des solitudes claires
pour les silencieux,
pour tous ceux
qui ne savent pas replier leurs ailes.

 

Je voudrais bâtir une ville heureuse
et qui déferlerait joyeuse
tout autour de la terre.

 

L'on n'y verrait que de beaux visages
pareils et divers comme ceux des dieux
et qui semblent porteurs de messages
mélodieux.

 

Où êtes vous, les hardis bâtisseurs,

vous qui saurez vaincre sans armes
et qui naîtrez de quelques fiers rêveurs
et de toutes nos larmes.

 

 

Louisa Paulin

Par Azalaïs - Publié dans : Les textes que j'aime
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Mardi 24 mars 2009 2 24 03 2009 15:00

Cimetière des bateaux à Quelmer


Marin, marin qui revient de loin (bis)

Dis-moi, dis-moi ce qu'on voit là bas
Là où finissent les vagues
Voit-on, voit-on danser les poissons?(bis)
Dis-moi pourquoi tu retourneras sur le chemin semé d'algues

REFRAIN:
Et pourquoi dans tes chansons Lon Lon
il y a toujours de l'accordéon (bis)
La la la la la la la la la la la la la la la

Marin, marin qui revient de loin (bis)
est-il facile d'accoster ces îles
où le soleil fait naufrage?
N'as-tu pas vu ces bateaux perdus?(bis)
Dis-moi, dis-moi s'ils dorment là bas
tout au fond du paysage

REFRAIN

Marin, marin qui revient de loin (bis)
Un jour,un jour, ce sera mon tour
je partirai en voyage.
Et je saurai si le monde est fait (bis)
comme le dit la géographie
ou comme sur les images 


Anne Sylvestre




 
                                                                                                   
Pour Run qui aime les bateaux




Par Azalaïs - Publié dans : Les textes que j'aime
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Lundi 9 mars 2009 1 09 03 2009 00:00


J'ai dans l'âme une odeur marine.

Odeur de large, odeur de plage, odeur de ports,
De vieux ports goudronneux et saurs où la marée
Délaye lentement l'ombre des grands navires...

Odeur des goémonds aux capsules dorées,
Chevelures d'ambre, algues que je sens encor
Glisser, vivantes, sur ma bouche et ma mémoire...





J'ai, dans l'âme, une odeur marine.

Je porte au fond de moi cette odeur de la mer,
Cette odeur de ciel libre et d'eau sur les falaises,
Comme un sachet, comme un secret magique et cher...

Je porte au fond de moi cette odeur de la mer
Comme le souvenir des pays et des rêves
Pour lesquels mon destin n'appareillera plus...

Roger Dévigne



Un goût du large échoué sur la rive
Mon cœur vogue à la dérive
Le bateau tristement blessé
ne pourra plus jamais naviguer
Je lui prête mes pensées
Qu'il puisse au moins rêver !


ABC

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Mercredi 4 février 2009 3 04 02 2009 09:38

Biennale des maîtres verriers de Carmaux : octobre 2007


Je vous avais promis de vous traduire quelques extraits de ce livre « Nomadas » écrit en Occitan par Anna Regord. Finalement ce n'est pas si facile. Quand on lit on traduit sans trop s'arrêter sur les mots mais quand on traduit pour quelqu'un d'autre on a peur de ne pas s'approcher au plus près de ce qu'a voulu dire l'auteur car en Occitan comme dans toutes les autres langues, un mot bien sûr, a plusieurs sens !


Ce passage se situe avant le départ pour le désert, départ qu'elle a décidé en très peu de temps et avant de partir, elle s'interroge sur ce qui l'habite, là, au moment de cette décision.



Les mots


Je cherche les mots. Les mots pour dire le profond, le caché, dans l'esprit, dans le cœur,  ce qui veut en sortir pour s'envoler au vent. Des mots de voyage...  Je cherche  les mots. Les mots pour raconter. Les mots pour *traduire ... Tout reste à dire. Qui sait, qui le sait où se trouvent les mots ? Je cherche les mots, comme une quête.


*Enthousiasme... Un bel élan de joie pourrait-on dire, peut-être un élan à l'orée de l'étrange et de l'étranger. Joie du départ, par delà  *la lisière, à la limite de l'inconnu, entrée dans la tête, dans le cœur, dans un autre ailleurs, dans l'au-delà.


Essor... comme une élévation, un envol dans le souffle du vent, une montée légère  jusqu'à l'enclos du mystère, entrée par la tête et le cœur dans l'or d'une clarté nouvelle.


S'ils existent les mots pour dire ce voyage, peut-être que ce sont eux, enthousiasme et essor, tellement cette envie, dès le début, je l'avais, cachée à l'intérieur et surtout, je voulais lui donner des ailes.


En Occitan :


 Le verbe qu'elle emploie : tornar signifie aussi façonner avec un tour.


Le mot enthousiasme pourrait aussi se traduire par passion, exaltation, c'est un très joli mot :estrambord !


Ici, elle utilise le mot talvera, c'est un mot très prisé ici par les gens qui aiment la marge, la liberté. La « talvera », c'est l'extrémité du champ, là où les bœufs faisaient demi-tour au moment des labours, c'est donc un morceau de terrain vierge, pas semé où poussent les herbes folles, une friche où règne un vent de liberté.


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Lundi 22 septembre 2008 1 22 09 2008 09:40



Il y aura d'autres étés
D'autres grillons feront leurs gammes
dans d'autres blés
On croisera sur la route d'autres dames

Un autre merle inventera
une chanson presque le même
Un autre monsieur se trouvera là
sous cet arbre où je t'aime

Une petite fille qui n'est pas née encore
fera une poupée en coquelicot
à cet endroit précis où ton corps
endormi se mêle au long bruit de l'eau

On dira (mais ce seront d'autres)
Il faudrait bien un bon coup de pluie
Ça ferait du bien aux récoltes
Les mots feront le même bruit

Mais plus personne plus personne
ne se servira de mon coeur à moi
ni de ta voix à toi qui résonne
dans mon oreille et mon corps à moi.

Claude Roy



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Dimanche 8 juin 2008 7 08 06 2008 13:08



Jardin des Martels à Giroussens, Tarn

Tout est cortège... L'univers est un cortège au mouvement mesuré et parfait.
En sais-tu si long toi-même que tu traites le plus misérable d'ignorant?
T'imagines-tu que tu as droit à bien voir et que lui ou elle n'a pas droit à bien voir?
Crois-tu que la matière s'est condensée à partir de l'éther qui flottait dans l'espace, que le sol est à la surface, que l'eau coule et la végétation pousse, pour toi seul et non pour lui ou elle?

Walt Whitman    Feuilles d'herbe
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 04 2008 21:21

Mousse ou barbule des murs ou tortula muralis...


Quand on nous dit:

La vie augmente, ce n'est pas
Que le corps des femmes
Devient plus vaste, que les arbres
Ce sont mis à monter
Par-dessus les nuages,
Que l'on peut voyager
Dans la moindre des fleurs,
Que les amants
Peuvent des jours entiers rester à s'épouser.
Mais, c'est, tout simplement,
Qu'il devient difficile
De vivre simplement.

Eugène Guillevic
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Dimanche 30 mars 2008 7 30 03 2008 09:56
Gargouille de la basilique St Nazaire de Carcassonne


Je suis une antique gargouille
logée au sommet d'un clocher.
Je ne sais qui vint m'y percher...
Mes souvenirs, le temps les brouille.

Quand il pleut fort, j'aime à pencher
Sur les gens que l'averse mouille
mon bec crochu. J'aime à cracher,
sur eux, mon eau pleine de rouille.
Je suis une antique gargouille
logée au sommet d'un clocher.

Jean De La Ville de Mirmont

Joyeux anniversaire Romain

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Samedi 22 mars 2008 6 22 03 2008 20:11
Frère Jacques, frère Jacques,
Réveille-toi de ton sommeil d'hiver
Les fins taillis sont déjà verts
Et nous voici au temps de Pâques,
Frère Jacques.


Carillon du clocher de l'église de La Drêche: Tarn


Frère Jacques,
Hier au matin, malgré le froid,
Deux jonquilles, trois anémones
Ont soulevé leurs pétales roses ou jaunes
Vers toi,
Et la mésange à tête blanche,
Fragile et preste, a sautillé
Sur la branche de cornouiller
Qui vers ton large lit de feuillages mouillés
Se penche.

Emile Verhaeren

Anémones du jardin
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 03 2008 14:14
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Peut-être les avez-vous déjà croisés ces voyageurs d'un autre âge?

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Ils ont quitté leur maison dans le Vaucluse en 2003, et parcourent la France au rythme de 15 km par jour.

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La semaine dernière, ils se sont arrêtés près de chez moi avec leurs 3 enfants et leurs deux chevaux.




Ridan - Ulysse
envoyé par booahhh
Par Azalaïs - Publié dans : Les textes que j'aime
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