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Texte Libre


Vendredi 20 juin 2008
Pour Les Impromptus dont le thème de la semaine est le fromage!



Chaource, Cabécou,

Laguiole, St Paulin,


Comment les cuisez-vous ?

Comment les servez-vous ?


Je les mitonne en gratins,

En tartes avec du thym,

Des noix, du romarin


C'est divin, c'est divin !

 

J'les étire, je les dore,

J'leur offre un canapé

Croustillant, coloré

Et je laisse couler !


C'est parfait, c'est parfait !!


Reblochon, Camembert,

Roquefort et Gruyère,


Comment les servez-vous ?

Comment les cuisez-vous ?

 

J'les écrase en pommade,

Je les sers en truffade

En petites boulettes sur un lit de salades

Tartiflette, raclette...


Hum !! C'est chouette, c'est chouette !!

 

Dans mes crêpes cachés

Roulés dans mes bouchées,

J'les étends sur mes quiches,

Je farcis mes flamiches,


Ah !!Ouiche !! Ah !! Ouiche !!!

 

OOOOH !! Crottin, d'crottin

D'vacherin

De cancoillotte qui cocotte !!

AAAAH !! Mozzarella !

Provolone !! San Pétrone !!


Ma Qué ???


Le soufflé est retombéééé...


C'est bien fait ! C'est bien fait !!



Azalaïs

Sur une idée de Jean Tardieu

 

par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Dimanche 1 juin 2008

Pour la Petite Fabrique d'Ecriture:
faire son portrait en utilisant la négation



Je ne suis pas simplissime,

Suis sublime, suis sublime,

Quand je plante mes salades,

On me bade, on me bade !


Je ne suis pas anodine,

Suis divine, suis divine,

Quand j'ramasse mes tomates,

On me mate, on me mate !


Ne suis pas une intello,

Tord-boyau du cerveau,

Mais je sais parler aux fleurs,

En douceur, quel bonheur !


Ne suis pas femme d'intérieur,

Suis d'ailleurs, d'extérieur,

La tête dans les nuages

Pas en cage ou j'enrage !


Je ne suis pas très mondaine,

Suis vilaine, quelle déveine,

J'aime mieux les papillons

Aux grands discours de salons !



Je ne suis pas très mystique,

Hérétique et sceptique,

Je suis comme St Thomas,

Je ne crois même pas en moi !

 

Azalaïs


par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Jeudi 22 mai 2008
Logorallye pour « l’Ecriture Ludique ». Les mots sont de Angeline . Cette fois, il y en a 15 !

Mur, début, icarien, germon, enclave, lytique, encombrer, hermine, bleu, tiraillement, obligeance, progrès, kidnapping, rousseur, pif.




« Lytique
, lytique, est ce que j’ai une gueule de lytique ? » hurlait l’homme emballé pour la nuit dans une enclave de carton qui encombrait le trottoir. « Est-ce que je te dis, moi, qu’avec ton pif qui fend la bise t’as une tronche de germon ? Et pis tu crois tout d’même pas que j’vais me laisser embarquer par un bleu non ? »


Le policier s’impatientait. Ce qui, au
début, n’était qu’une banale affaire de tapage nocturne, tournait à l’affrontement.


« C’est comme ça Monsieur, vous gênez l’ordre public, vous devez circuler ! C’est la loi ! »

« La loi, la loi, me fait pas rire j’ai les lèvres gercées ! De toute façon j’vas t’dire un truc ! La loi, la justice, c’est comme la Sainte Vierge, faut la voir de temps en temps sinon le doute s’installe ! »


Autour des deux protagonistes, un noyau de badauds s’était formé et commentait la scène.

« Monsieur, s’il vous plaît, encore une fois, ayez l’obligeance de bien vouloir circuler. Vous ne pouvez pas rester là ! Vous gênez le passage ! Si vous voulez, je peux vous conduire dans un centre d’hébergement ! Vous y serez mieux qu’ici ! »

« Ca va pas la tête, non ? Y a plein d’vermine dans les mat’las des centres ! Et pis moi, d’abord, j’y suis zillergique aux icariens !



L’attroupement grossissait à vue d’œil et prenait part maintenant à l’interpellation !

« Eh ! Papy ! » lança un jeune homme, « On ne dit pas les icariens mais les acariens ! »

« Ben moi, j’suis pas un abrégé, j’suis juste un cancrelat et j’dis icarien si j’veux ! Mais toi avec tes tâches de rousseur, est-ce que j’te d’mandes si t’as bronzé à travers une passoire ? »

« Houou ! » disaient les uns !

« Bravo ! » criaient les autres !

Le clochard, maintenant, était sorti de ses cartons et, une bouteille à la main avait entrepris de chanter La Blanche Hermine ! Conquise, la petite troupe de spectateurs chantait avec lui. « La voilà la blanche hermine, vive la mouette et l’ajonc ! La voilà la blanche hermine, vive Fougère et Clisson ! » Il avait su vaincre les tiraillements qui les divisaient au début de l’altercation. Les bras levés vers le ciel, ils se balançaient en cadence. Des briquets s’étaient allumés réchauffant ce petit bout de trottoir où le froid de la nuit commençait à tomber. « Une autre, une autre » se mirent-ils à crier en tapant des pieds. Des pièces sortirent de leurs poches et atteignirent le chapeau qu’il avait posé par terre. Il salua en imitant maladroitement la révérence d’une danseuse puis attaqua « La jument de Michau ».



Soudain une légère inquiétude traversa l’assemblée. Ils n’étaient plus aussi attentifs, quelque chose s’était rompu. Enfin quelqu’un demanda : « Le policier n’est plus là ? » Et, alors que quelques minutes auparavant sa seule présence renforçait la cohésion du groupe, de la même façon, sa disparition fit retomber comme un soufflé l’enthousiasme des auditeurs. L’ambiance n’y était plus et la foule se dispersa en ronchonnant contre cette police qui capitulait aussi vite ! Sur le trottoir déserté, l’homme plia ses cartons, les posa sur un caddie et quitta les lieux en sifflotant.



A quelques pas de là, adossé au
mur d’un immeuble en construction, le policier l’attendait.


« Z’y va, comment tu t’es tapé l’affiche ce soir ! Y s’y ont vu que du feu ces bouffons ! Comment j’les ai endormis grave ! On est en
progrès ! Eh ! C’était quoi la chanson là : la blanche machine ? T’ain, j’ai trop kiffé ! »


« C’est une chanson bretonne de Gilles Servat. Comme on était à Montparnasse, tu vois, j’ai fait dans le local ! Quand on ira misérer Gare du Nord, je chanterai « Les Corons » Et à part ça, t’as carotté beaucoup ? »


« Bah non, j’suis trop vénère là ! Même pas un portab à bicraver ! Ces niailles y zavaient juste un peu d’oseille et c’est tout ! Va falloir se trouver une autre arnaque vite fait! Viens on s’arrache ça m’donne trop le bad trip ici ! Sinon, j’ai un sauss qui m’propose un truc de ouf sur la Côte d’Azur, un
kidnapping de cleb’s, ça t’branche ? Sérieux, t’auras qu’à chanter ! Comme zique, t’as bien un truc en réserve non ? »


« Oui, Line Renaud, tu connais ? Combien pour ce chien, dans la vitrine, OUAF, OUAF !! »

Azalaïs

Pour rédiger ce texte, j’ai trouvé un grand nombre d’expressions dans le site « Mots de tête » que je remercie et qui propose également de nombreux jeux d’écriture !


tableau-bosh.jpg
L'escamoteur de Jérôme Bosch
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Dimanche 11 mai 2008

            Les mains sont les premières à ressentir l'absence, l'envol de cet oiseau qui les prenaient pour nid ! Alors, pour oublier ce grand vide impossible à combler, cette attente en creux, elles s'agitent en tous sens, cherchent une autre matière, s'inventant chaque jour des travaux inutiles auxquels on fait semblant d'accorder une importance extrême.

           

        On fuit et on se perd, juste pour relier l'espace, capturer le fugace, renouer un à un tous les fils, pour remonter le temps, pour retrouver la source... Mais le vent a passé ! On a cru avancer mais on n'est nulle part, toujours entre deux rives, dans le brouillard des mots, dans l'enchevêtrement dérisoire des rêves, au beau milieu d'un conte ironique et cruel !

          

        Pourtant, c'était hier ! Je sens encore dans mes paumes flétries la confiante fraîcheur de ces petites mains qui venaient s'y loger, paisibles comme des îles. Elles en gardent l'empreinte dans le moindre repli, le souvenir précis du contact espéré, des doigts qui se referment, des pouces qui se croisent ...

   

        L'esprit peut s'égarer dans la trame des jours, sans fin on s'interroge sur ce pouvoir immense qui sait dès le début, vous harponner le cœur en agrippant un doigt !

 

par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Dimanche 6 avril 2008
Je viens d'être taguée par Babeth. Il me faut:
-Répondre aux 6 questions suivantes, à l'aide d'images trouvées sur GOOGLE. (en ne se servant que de la première ligne d'images...)
-recopier le règlement.
-Désigner 6 autres personnes pour participer au jeu.


Que seriez-vous si vous étiez un animal?

Un chat sans doute, un chat heureux et caressant


Quelle est votre couleur préférée?

Terre de sienne, ombre brulée,
ocre de chair,
la couleur de la terre
Rosa Bonheur: Labourage nivernais


Quelle est votre nourriture préférée?


Le pain


Quelle est votre boisson du matin?

Le café
Bruno Gaulin: Devant une tasse de café

Quel est votre objet préféré?


Un livre
Kuroda Seiki: La lecture

Quel lieu aimeriez-vous visiter?

Il y en a tellement, tous ces musées que je rêve de voir un jour...
Et puis aussi sans doute,

Le Canada pendant l'été indien

Voilà, je tague qui veut bien participer, ça fait voyager!!!



par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Dimanche 6 avril 2008

Photo prise par ma fille à Vienne


Non, non, vous ne rêvez pas! Non non ce n'est pas un poisson d'avril!
Oui, oui, Irène vous propose bien d'écrire le plus long poème du monde!
Alors, allez voir les voisins, ameutez les copains
et rendez lui visite pour voir comment ça marche ....




http://www.mamirene.com/10-index.html

Tant que j'y suis et comme je suis bonne fille, je  fais un peu de publicité pour un nouveau blog d'écriture:
Les parchemins de Bigorphéa ouvert par, vous l'avez deviné Le Bigorneau et Orphéa

http://parcheminbigorphea-gmail.com.over-blog.com/

Mais n'oubliez pas pour autant le chemin de
La Petite Fabrique d'Ecriture

ni celui de tous les autres chemins d'écriture.....
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Mercredi 26 mars 2008
Je viens d'être taguée par Lyse pour parler de l'optimisme.

Le règlement
 
Il faut
-recopier le début du texte,  "L'optimisme c'est..."
-ajouter 3 nouvelles fins de phrases (inventées ou trouvées),
-recopier les règles,
-désigner 5 volontaires pour prendre la suite.

Bien sûr, rien n'est obligatoire et je tague à mon tour:

Martine 27, Béa, Gazou, Zazou et Melly

L'optimisme, c'est ...


fleur-du-chou-01.JPG


fleur-du-chou-02.JPG









Avoir la patience de la fleur de chou
qui attend l'abeille après la neige.





Espérer finir un jour mon arbre

arbre-peinture-01.JPGarbre-peinture-02.JPG




















               14/1/2006                                                                11/2/2006
arbre-peinture-03.JPG26/3/2008

Il faut dire qu'entre temps, j'ai découvert, l'écriture, le théâtre,
 la sculpture et plein d'autres choses encore...

chat-vagabond.JPG
Attendre que ce chat sauvage à qui nous donnons
régulièrement à manger
depuis un mois veuille bien un jour se laisser caresser!

Et puis aussi ,(oui, je sais ça fait quatre! Et alors?)
continuer à découvrir tous les jours
des témoignages d'amitié de ceux que j'apprécie...

par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Lundi 10 mars 2008
C'est Captainelili une des équipière de L'équipe de choc qui  nous a proposé cette nouvelle ronde poétique !  Il fallait écrire un poème à 8 mains en faisant tourner des strophes de 4 vers !
Le thème de départ était une maladresse du facteur.
Mes autres mains étaient Jo, Pandora et Cassandrali.


poste.JPG
L'ancienne poste de Najac dans l'Aveyron

Ce matin, le facteur s'est trompé.
Cette lettre ne m'est pas adressée.
Elle est pour le voisin
De qui j'ai le béguin!

Azalaïs
 

Mes joues ont rougi à la pensée,
De découvrir en lisant son courrier,
Des désirs de tendres câlins
Ou de caresses de ses mains.

Cassandrali
 

Mais je dois me réveiller,
C’est son amie qui lui a expédié
Cette lettre, bisous du matin.
Une rupture ! Le pauvre vilain !

 Jo

L'occasion à ne pas rater
Je vais pouvoir le consoler
Mais d'abord refermer la lettre
Et la glisser sous la porte fenêtre

Pandora
 

 Pouvoir sentir ses yeux
Me consoler enfin

De ces jours orageux

Où j’ai rêvé en vain.

Azalaïs


par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Jeudi 6 mars 2008
Pour Paroles Plurielles  
S'inspirer du tableau et commencer son texte par: "Il n'en a parlé à personne"


homme
Détail d'un tableau photographié par Coumarine
au  Musée d'Art Moderne de Bruxelles



Il n’en a parlé à personne.
 
 

Quand il vit cette ombre sur le mur, son corps fut pris soudain dans un étau de verre, son regard se figea ! Il lui revint en songe ces histoires funestes qui lui glaçaient le sang et que sa tante Elsa lui contait en secret dès que la nuit tombait. Ces fables fantastiques où la mort s’annonçait par mille et un présages étranges : croiser le passage d’un chat noir, entendre le battant d’une cloche agité par le vent, le marteau de la porte qui frappe alors qu’il n’y a personne dehors, la silhouette de quelqu’un suggérée dans un mur …

 
 
 

Serait-ce donc la fin ? Combien de temps encore ? Autour de lui, dans l’insouciance gaie de ce beau soir d’été, la vie suivait son cours, ignorante et légère. Mais pour lui, désormais, rien d’autre ne comptait que ce visage obscur entrevu dans ce mur ! Combien de temps encore ?

 
 
 

Alors, il avança, tout droit dans la lumière, étonné de ce bleu qui habillait les cieux.

par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Mardi 4 mars 2008
Pour Les Impromptus, écrire sur le mot: Fragile

visage.JPG
Biennale 2007 des maîtres verriers à Carmaux


        C’est étrange dit-elle, Je ne sens plus mon cœur et ma tête est ailleurs. On m’a vidée de tout, on m’a pris tous mes biens. Que pourrais-je pleurer ? Je ne ressens plus rien ! Je ne suis plus qu’un rêve, une illusion perdue, ou le pâle reflet de mes espoirs déçus. A quoi bon cette route ? A quoi bon le chemin ? Je me sens si fragile, un rien peut me briser. Comment trouver du sens à ce grand vide absurde ? Y a-t-il encore ici une petite idée où pouvoir m’accrocher ? Je ne résiste plus, cela est inutile !
        Je me laisse glisser dans le creux de l’oubli. Ne plus parler, ne plus bouger, même si les mots se bousculent à vouloir me broyer, ne plus parler, ne plus bouger, comme quand j’étais petite, que mes mots se perdaient dans le silence de mes pleurs. Ne plus parler, ne plus bouger, laisser les mots des autres terminer leur lent travail de sape ! Lâcher prise, juste attendre le vent et le parfum des fleurs !

                                                                                                                                                            Azalaïs 
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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