Samedi 10 octobre 2009
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08:21
Dire encore la lumière
jusqu’au bout de ses feuilles
l’étreindre dans ses branches
en écrire le flot
graver tous ses chemins
pour en pister les sources
en filtrer la substance
la boire toute entière
et l’offrir en tremblant
dans des ventres d’argent
que pétrissent ardemment
les boulangers du vent.
Non, ce n’est pas la mort encore
tant que dans notre corps
il y aura germant
cette soif de lumière
cette attente qui creuse
comme une faim sauvage
et tant que dans nos cœurs
nous verrons déployée
la tendresse des arbres
dans l’orangé du soir.
Azalaïs
image deviantart
Par Azalaïs
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37
Lundi 14 septembre 2009
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09
2009
15:30
Dans sa robe d’été
L’eau ajuste ses fronces
Elle y brode une feuille
Au creux de chaque pli
Et l’onde en son milieu
Que le courant délie
Dérobe au ciel qui fuit
De vaporeuses échancrures
Azalaïs
Par Azalaïs
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30
Vendredi 11 septembre 2009
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2009
00:09
Je réédite ce texte que j'avais écrit pour pour Papier libre
Vite vite, ma canne et puis mon sac à dos !
Vite vite, à mes pieds,
l'apaisante lourdeur de mes deux godillots !
Vite vite, mon âme, de la fin de l'été,
n'entends-tu point l'écho?
Moi je sais des sentiers, que l'on peut emprunter
plus loin qu'il n'est permis .
Des chemins où l'on peut apprivoiser l'espace,
murmurer des secrets au brin d'herbe, à la mousse,
à l'insecte qui passe,
caresser du bouleau la saisissante peau,
respirer de l'humus l'indolente moiteur,
offrir notre silence à la feuille égarée,
retrouver notre haleine au bruissement des sources !
Et même si nos pas, ne peuvent s'accorder
au rythme des regards,
ce qui m'importe à moi, c'est de te savoir là,
jusqu'au bout du voyage !
Azalaïs
Par Azalaïs
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30
Lundi 15 juin 2009
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2009
15:14
Pour Juliette, et Papier libre
Il était un jardin plein de fleurs et de fruits.
Des lézards y dormaient à l'ombre d'un vieux puits.
La glycine insolente dévorait sans un bruit
Et le mur du voisin et le lavoir soumis.
Jardin de mon enfance,
Ilot de souvenirs,
Des images en errances
Surgissent puis s'étirent.
Je vois la clématite, gardienne des parterres,
La coloquinte en fleurs à l'assaut du poirier,
Les hauts comtes* charnus, soleils du cimetière,
Et le doux liseron qui se mêle aux fraisiers.
Je vois la balancelle qui grince dans le vent,
Le vieux banc vermoulu que l'on a peint en blanc,
Et au bout de l'allée, le portail sans défense
Qui s'ouvre en gémissant sur des prés en vacances.
Azalaïs
*ma grand-mère désignait ainsi les grandes marguerites,
aujourd'hui disparues
Par Azalaïs
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30
Mardi 2 juin 2009
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06
2009
00:00
Pour Marlou qui fait chanter les
coquelicots
Quand brille au champ
le rouge sang,
quand vient au pré
la fleur rousselle,
par les chemins
en ribambelles,
sur les talus
sous les ombelles,
dans tous les cœurs
qui cascabellent,
le ciel dépose son vin doux.
Coquelicot, coqueliquette,
printemps mouvant
du rouge sang
qui brille au champ.
Azalaïs
Par Azalaïs
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39
Mercredi 6 mai 2009
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2009
08:32
Me suis coulée dans l'herbe haute,
la grande herbe du pré
qui dévale en riant
vers la vague cuivrée
du petit bois de peupliers.
Me suis éparpillée
dans le vert de la chair
de la terre comblée,
dans les rubans poivrés
des menthes résurgentes,
dans le miel indompté
de la berce indolente.
Comme dans un grand nid,
j'ai regardé le ciel
effeuiller les rumeurs
des nuages nomades
et la nuit m'a cueillie,
au chant de l'alouette,
en me disant l'abri
de la brize-amourette.
Azalaïs
Par Azalaïs
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54
Dimanche 26 avril 2009
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2009
22:00
Le vent a essaimé tous mes rêves perdus.
Ne reste plus que l'essentiel :
Un bagage léger pour le temps qui me dure.
Ne le remplissez pas de vos vieilles fêlures.
Enfouissez s'il vous plaît vos vieux os à ronger.
Oubliez donc la vase, là-bas l'eau est si claire !
Laissez -la éroder les galets qui vous pèsent,
Laissez- la épuiser dans ses remous charmants
Vos entraves secrètes.
Le chemin est si court !
Entendez-vous mon cœur ?
Ne bat-il pas encore ?
On peut longer la mort et aimer le soleil.
Ouvrons mille fenêtres !
Respirons le printemps !
Azalaïs
Par Azalaïs
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40
Jeudi 23 avril 2009
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2009
20:38
Pour Dana et Le thème de la semaine,
je publie à nouveau ce poème
Ciel d'orage au printemps,
L'eau emblave le ciel,
Le ciel embrasse l'eau.
Ils cherchent un langage
Qui pourrait chavirer
Tous ces bouillons d'écume
Vers un autre mouillage.
Délayés, balayés,
Essuyés, ressuyés,
Cumulés, enstratés,
Enlacés, dénoués,
Les nuages s'envoilent.
Les blancs froissent les gris,
Les gris germent des blancs.
Les ocres, plus fugaces,
Entrouvrent des fenêtres
Sur des magmas de mauves
Qui retiennent leurs pluies.
Ciel d'orage au printemps,
Les nuages nébulent
Dans un calme mouvant.
Le ciel a tant de bras
Pour bercer tous ses pleurs.
Et là-bas, tout là-bas,
L'eau encorde le ciel,
Le ciel épouse l'eau
Pour y saisir une arche,
Un fleuve de couleurs
Qui plonge dans l'espace.
Azalaïs
Par Azalaïs
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55
Mercredi 25 mars 2009
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2009
19:41
Les draps du vent
sont en colère.
Ils espèrent en vain
de vives lavandières
pour retrouver enfin
la trame claire
de leurs voiles.
Et le ciel fatigué
de subir la tourmente
de cette plainte hurlante
a dénoué les liens
de ses nuages lourds.
Alors, les draps du vent
ont savouré l'ondée
et puis se sont posés
sur le vert d'un grand pré.
Azalaïs
Claude Théberge
Par Azalaïs
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Publié dans : Poésies
40
Dimanche 15 mars 2009
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2009
00:00
Pour Le thème de la semaine: la
vieillesse
Je vous présente mon arrière grand-mère: Philomène Amalric
Je trouve cette photo assez insolite
pour une époque où les photographes
aimaient bien faire prendre des poses
à des personnages endimanchés.
et je republie ce texte qui me tient à coeur.
Que deviennent les têtes
Quand elles sont sans désir ?
Lorsque le quotidien
Ne se résume plus
Qu’aux rêves écorchés
Des souvenirs perdus !
Que deviennent les mains
Quand elles ne servent plus ?
Lorsque le quotidien
Leur rappelle sans cesse
La grâce souveraine
Des gestes disparus !
Que deviennent les cœurs
Quand ils ne battent plus ?
Lorsque le quotidien
Voudrait tant qu’ils s’enflamment
Alors qu’ils sont vaincus
Par le vertige de l’absurde!
Elles cherchent à travers
L’enfermement croissant
De leurs propres barreaux !
Elles tremblent
De regrets
Devant ces fleurs inertes !
Ils ont peur
En silence
Et redoutent la nuit !
Azalaïs
J'avais écrit un autre texte sur ce thème: Papy, on ...
si vous avez un peu de temps ...
Par Azalaïs
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