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Texte Libre


Lundi 23 juin 2008
Pour  Papier Libre, Juliette nous propose d'écrire
sur un photo de
Gérard Berger


Au bout de ce petit matin,

le jour, déjà, inouï, nouvelet.

Les brumes se consument

au soleil allumé.


Au bout de ce petit matin,

la terre patiemment,

au creux de chaque pli

des collines en marche

écume longuement

le vert tendre des prés.


Au bout de ce petit matin,

des rêves incertains

s'ébrouent furtivement

dans les herbes dormantes,

à la cime des chênes,

au flanc des vieilles combes,

dans le silence frais

des mousses vagabondes.


Au bout de ce petit matin,

la paix, la paix,

comme un fruit rond offert.


Azalaïs


par Azalaïs publié dans : Poésies
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Mardi 17 juin 2008




Naître joubarbe,

c'est naître sans souci.

De murets en rocailles,

elle vit de l'air du temps.


Discrète et réservée,

elle offre ses écailles

au regard des passants.


Le commun des mortels

lui donne

de petits noms charmants:

artichaut des murailles,

barbe de Jupiter...

Mais si vous la cherchez

dans un livre savant,

c'est à « Sempervivum »

que vous la trouverez.

« Sempervivum »,

ou je ne meurs jamais!


Une plante éternelle

au regard étoilé!


Azalaïs


 

Lo barbajòl


Nàisser barbajòl,

aquò's nàisser sens lagui.

De paredons en rocalhas,

viu de l'aire del temps.


Discret e retengut,

ofrís sas escaumas

a l'agach dels passants.


Lo comun dels mortals

li ditz

de noms plasents:

carchòfa dels parets,

èrba de tròn...

Mas se lo cercatz

dins un libre saberut,

es a « Sempervivum »

que lo trobaretz.

« Sempre viure »,

o morissi pas jamai!


Una planta etèrna

a l'agach estelat!


 
par Azalaïs publié dans : Poésies
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Samedi 14 juin 2008

Araignée crabe sur une fleur d'arum


Au silence des blancs
se cherchent tant de mots

Des points de suspension
où rebondit l'attente

Longues lignes de fuites
qui errent solitaires

Parenthèses ouvertes
sur l'espace attentif

Page vide du temps
que creuse les absences

Azalaïs
par Azalaïs publié dans : Poésies
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Vendredi 13 juin 2008
Je dépoussière en attendant l'été

abeille-02.jpg

Voici de la lavande,
le thym, la valériane,
quelques pieds de bourrache
perdue dans les tomates,
et puis la balsamine
si sensible aux caresses.
" Noli me tangere !"
souffle-t-elle aux passants,
mais c'est pour mieux leur dire:
"froissez moi tendrement"!
Voici la santoline
et la tendre anémone,
le fringant croscomia,
les fragiles gauras ...
Et puis me voici moi,
glaneuse de merveilles,
qui ai peur que l'été
ne s'en revienne pas.

                        Azalaïs

Le déclencheur de ce poème est un texte de Zonas de Sardes, in " La couronne et la lyre" écrivain Grec du 1er siècle avant notre ère.

par Azalaïs publié dans : Poésies
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Mercredi 21 mai 2008

Sur la plage d'Anglet, quand le soleil se lève.


Une vague,
c'est peut-être la mer
qui se promène...

Aza

Je pars quelques jours, (encore????) ben oui, encore !!!
A bientôt...
par Azalaïs publié dans : Poésies
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Vendredi 2 mai 2008
Photo de Didier Protin: L'internaute


Ciel d'orage au printemps,

L'eau emblave le ciel,

Le ciel embrasse l'eau.

Ils cherchent un langage

Qui pourrait chavirer

Tous ces bouillons d'écume

Vers un autre mouillage.

Délayés, balayés,

Essuyés, ressuyés,

Cumulés, enstratés,

Enlacés, dénoués,

Les nuages s'envoilent.

Les blancs froissent les gris,

Les gris germent des blancs.

Les ocres, plus fugaces,

Entrouvrent des fenêtres

Sur des magmas de mauves

Qui retiennent leurs pluies.

Ciel d'orage au printemps,

Les nuages nébulent

Dans un calme mouvant.

Le ciel a tant de bras

Pour bercer tous ses pleurs.

Et là-bas, tout là-bas,

L'eau encorde le ciel,

Le ciel épouse l'eau

Pour y saisir une arche,

Un fleuve de couleurs

Qui plonge dans l'espace.


Azalaïs


Merci infiniment à tous ceux qui sont venus me voir pendant ma longue absence. J'ai l'impression d'être une convalescente pas très sûre encore de vouloir m'encorder de nouveau avec ce blog! J'ai bien trop besoin de m'aérer l'esprit au contact de la terre et du ciel. Qui vivra verra!

 

 

par Azalaïs publié dans : Poésies
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Lundi 7 avril 2008

Pour l'équipe de choc: écrire sur une photo.

Allez les voir, il y en a pour tous les goûts

 

 

http://www.jupiterimages.fr/


Dire,  ne pas dire,

Oser, ne pas oser,

Tourner, détourner,

Retourner tous les mots,

Mille éclats dans sa tête.

Ecouter et se taire

Ou brailler sa colère ?

Où vont-ils tous ces mots

Qui restent silencieux

Mais qui font un vacarme

A écorcher nos yeux ?

En vert, en mauve, en bleu, 

Portés, emportés,

Déportés

Menés, malmenés,

Démenés, ramenés,

Mêlés, emmêlés

Démêlés...

Petits débuts de rêves

Enclavés,

Libérés,

L'espace d'une trêve...

Pour qui ?

Pour quoi ?

Quand le temps aura fait la culbute,

Qu'en sera-t-il

De tous ces mots

Rongés comme des os ?

Iront-ils éveiller

Les galets de la grève ?

Azalaïs


Moi aussi, je me mets en grève quelques temps.
J'ai  la terre à retourner, mes salades à planter, mon arbre à terminer,
le printemps à respirer...
Bises et à bientôt
Aza

par Azalaïs publié dans : Poésies
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Jeudi 27 mars 2008

C-ur-de-Marie.JPG


Le cœur de Marie


- Quel est ton nom?

- Cœur de Marie.

Un cœur qui ouvre ses ailes

à la douceur du temps nouveau,

pour lui offrir les graines

de son beau ventre rond.


 

En Occitan


Lo còr de Maria


- Cossí te sonas?

- Còr de Maria

Un còr que duèrp sas alas

a la doçor del temps novèl,

per li ofrir las granas

de son polit ventre redond..
 

Azalaïs

C-ur-de-Marie-03.JPG

Ché quo tin nom?
coeur eud Marie
In coeur qui ouve ché ailes
al douceur deuch timps nouvio
pour zi offir ché graines
eud sin bieau vinte rond


En Ch'ti par Vinnce

 

S'Maria Harz

- Wàs esch din Nòma ?
- Marias'Harz.
A Harz vo sini Flejel ufmàcht
àm siassa neyà Zitt
ver hem Sàmma schanka
vo sim scheen rund'Büch.

En Alsacien (Haut-Rhinois)
Par
Bonhita et Nicodème



Coeur de Marie Coeur d'AzalaÏs

gorgés de pluie légers de miel

s'offrent et se mangent des yeux

et des oreilles Choeur d'anges !


Un autre poème

offert par Gelzy la conteuse

et traduit par Pierre


Còr de Maria Còr d'Azalais

Cargat de plueja Doç de mèl

S'òfre e se minja D'elhs

e d'aurelhas Cant dels angels

(revirat pel Peire ame un molon d'amistats)


Cuore di Maria

- Qual è il tuo nome?

- cuore di Maria

Un cuore che apre le sue ali

Alla dolcezza del tempo nuovo

Per offrirgli i semi

Del suo ben ventre rotondo.


En Italien par Jacqueline





 

 

par Azalaïs publié dans : Poésies
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Mercredi 19 mars 2008
Pour Ecriture Ludique, dans le cadre du Printemps des poètes, je réédite ce poème qui parle de ma région.



mosa--que.jpg



Sur mon chemin, j’ai rencontré

La flamme verte du cyprès,

La berceuse du vent dans les hauts peupliers,

Les toits pyramidaux des rouges pigeonniers,

Les marrons frais tombés sous un grand marronnier.

 

Sur mon chemin, j’ai rencontré,

Des figues éclatées à la pulpe fondante,

Réceptacles charnus aux akènes craquants,

Les grappes oubliées gorgées du miel ardent,

De l’antique Mauzac  se riant  des Bacchantes.

 

Sur mon chemin, j’ai rencontré,

Les porches accueillants d’églises solitaires,

L’ombre douce des saints, implorants nos prières,

L’exotique sorgho tressant sa chevelure,

Des buissons épineux où accrocher des mûres.

 

Sur mon chemin, j’ai récité,

Les noms joyeux de ces villages,

Arrimés aux collines autour de leur clocher :

Roumanou, Cestayrols, Cahuzac,

Puycelci, Castelnau, Andillac,

Comme un long chapelet toujours recommencé.

 

                                                               Azalaïs

 
 
 
par Azalaïs publié dans : Poésies
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Mardi 18 mars 2008

undefinedAl Maury : Bons baisers du Je-suis


Je sais un petit port

Au pied d’une falaise,
Des îles ciselées
Au milieu des eaux bleues.

Je sais des barques fières

Qui affrontent les flots

Et des oiseaux d’écume

Sillonnés de vents doux.

Je sais une sirène

Sur un lit de galets,

Ses longs cheveux se mêlent
Aux grands feux du couchant.

Elle brode des chemins

Aux algues serpentines
Et son chant sidéral
Egare les étoiles
Vers des plaines marines.

 

 Azalaïs

Allez rendre visite à Al, il y a d'autres poèmes pour illustrer le même tableau
par Azalaïs publié dans : Poésies
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