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  • : Azalaïs
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Mes textes sont protégés



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la plupart sont de mon mari
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A bientôt ...


Merci de votre passage et si vous me quittez ravis, laissez moi une trace !
A bientôt ...


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Texte Libre




"Nous n'aurions plus rien d'humain
si le langage en nous
était en entier servile."

Georges Bataille



"Es sus la talvera qu'es la libertat"
C'est en bordure du champ
qu'est la liberté
Jean Boudou



"La vérité ne se tient pas ici ou là,
mais dans une troisième position,
inconcevable pour nos esprits.
Il faut se contenter de ce doute
où tout paraît, comment dirais-je,
suspendu devant nous."

Michèle Lesbre


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Poésies

Samedi 10 octobre 2009 6 10 10 2009 08:21

 

 

 

Dire encore la lumière

jusqu’au bout de ses feuilles

l’étreindre dans ses branches

en écrire le flot

 

graver tous ses chemins

pour en pister les sources

en filtrer la substance

la boire toute entière

 

et l’offrir en tremblant

dans des ventres d’argent

que pétrissent ardemment

les boulangers du vent.

 

Non, ce n’est pas la mort encore

tant que dans notre corps

il y aura germant

cette soif de lumière

cette attente qui creuse

comme une faim sauvage

 

et tant que dans nos cœurs

nous verrons déployée

la tendresse des arbres

dans l’orangé du soir.

 

Azalaïs

 

image deviantart

Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 09 2009 15:30


 

 

 

Dans sa robe d’été

L’eau ajuste ses fronces

Elle y brode une feuille

Au creux de chaque pli

Et l’onde en son milieu

Que le courant délie

Dérobe au ciel qui fuit

De vaporeuses échancrures


 

Azalaïs

 


Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 09 2009 00:09
Je réédite ce texte que j'avais écrit pour pour Papier libre

chemin.JPG

Vite vite, ma canne et puis mon sac à dos !
Vite vite, à mes pieds,
l'apaisante lourdeur de mes deux godillots !
Vite vite, mon âme, de la fin de l'été,
n'entends-tu point l'écho?

Moi je sais des sentiers, que l'on peut emprunter
plus loin qu'il n'est permis .
Des chemins où l'on peut apprivoiser l'espace,
murmurer des secrets au brin d'herbe, à la mousse,
à l'insecte qui passe,
caresser du bouleau la saisissante peau,
respirer de l'humus l'indolente moiteur,
offrir notre silence à la feuille égarée,
retrouver notre haleine au bruissement des sources !

Et même si nos pas, ne peuvent s'accorder
au rythme des regards,
ce qui m'importe à moi, c'est de te savoir là,
jusqu'au bout du voyage !


                                 Azalaïs
Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Lundi 15 juin 2009 1 15 06 2009 15:14

Pour Juliette, et  Papier libre



 

 

Il était un jardin plein de fleurs et de fruits.

Des lézards y dormaient à l'ombre d'un vieux puits.

La glycine insolente dévorait sans un bruit

Et le mur du voisin et le lavoir soumis.

 

Jardin de mon enfance,

Ilot de souvenirs,

Des images en errances

Surgissent puis s'étirent.

 

Je vois la clématite, gardienne des parterres,

La coloquinte en fleurs à l'assaut du poirier,

Les hauts comtes* charnus, soleils du cimetière,

Et le doux liseron qui se mêle aux fraisiers.

 

Je vois la balancelle qui grince dans le vent,

Le vieux banc vermoulu que l'on a peint en blanc,

Et au bout de l'allée, le portail sans défense

Qui s'ouvre en gémissant sur des prés en vacances.

 

Azalaïs

 

 

 

*ma grand-mère désignait ainsi les grandes marguerites,

aujourd'hui disparues


Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Mardi 2 juin 2009 2 02 06 2009 00:00
Pour Marlou qui fait chanter les coquelicots




Quand brille au champ

le rouge sang,

quand vient au pré

la fleur rousselle,

par les chemins

en ribambelles,

sur les talus

sous les ombelles,

dans tous les cœurs

qui cascabellent,

le ciel dépose son vin doux.


Coquelicot, coqueliquette,

printemps mouvant

du rouge sang

qui brille au champ.

 


Azalaïs



Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 05 2009 08:32



 

 

Me suis coulée dans l'herbe haute,

la grande herbe du pré

qui dévale en riant

vers la vague cuivrée

du petit bois de peupliers.


Me suis éparpillée

dans le vert de la chair

de la terre comblée,

dans les rubans poivrés

des menthes résurgentes,

dans le miel indompté

de la berce indolente.


Comme dans un grand nid,

j'ai regardé le ciel

effeuiller les rumeurs

des nuages nomades

et la nuit m'a cueillie,

au chant de l'alouette,

en me disant l'abri

de la brize-amourette.


Azalaïs

 


 




Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 04 2009 22:00


 

 

Le vent a essaimé tous mes rêves perdus.

Ne reste plus que l'essentiel :

Un bagage léger pour le temps qui me dure.

Ne le remplissez pas de vos vieilles fêlures.

Enfouissez s'il vous plaît vos vieux os à ronger.

Oubliez donc la vase, là-bas l'eau est si claire !

Laissez -la éroder les galets qui vous pèsent,

Laissez- la épuiser dans ses remous charmants

Vos entraves secrètes.


Le chemin est si court !

Entendez-vous mon cœur ?

Ne bat-il pas encore ?

On peut longer la mort et aimer le soleil.

Ouvrons mille fenêtres !

Respirons le printemps !


Azalaïs

Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 04 2009 20:38
Pour Dana et Le thème de la semaine,
je publie à nouveau ce poème



Ciel d'orage au printemps,

L'eau emblave le ciel,

Le ciel embrasse l'eau.

Ils cherchent un langage

Qui pourrait chavirer

Tous ces bouillons d'écume

Vers un autre mouillage.

Délayés, balayés,

Essuyés, ressuyés,

Cumulés, enstratés,

Enlacés, dénoués,

Les nuages s'envoilent.

Les blancs froissent les gris,

Les gris germent des blancs.

Les ocres, plus fugaces,

Entrouvrent des fenêtres

Sur des magmas de mauves

Qui retiennent leurs pluies.

Ciel d'orage au printemps,

Les nuages nébulent

Dans un calme mouvant.

Le ciel a tant de bras

Pour bercer tous ses pleurs.

Et là-bas, tout là-bas,

L'eau encorde le ciel,

Le ciel épouse l'eau

Pour y saisir une arche,

Un fleuve de couleurs

Qui plonge dans l'espace.

 


 Azalaïs



 

Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 03 2009 19:41


 

 

 

Les draps du vent

sont en colère.

Ils espèrent en vain

de vives lavandières

pour retrouver enfin

la trame claire

de leurs voiles.

Et le ciel fatigué

 de subir la tourmente

de cette plainte hurlante

a dénoué les liens

de ses nuages lourds.


Alors, les draps du vent

ont savouré l'ondée

et puis se sont posés

sur le vert d'un grand pré.


Azalaïs

 


Claude Théberge

Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 03 2009 00:00
Pour Le thème de la semaine: la vieillesse


Je vous présente mon arrière grand-mère: Philomène Amalric
Je trouve cette photo assez insolite
pour une époque où les photographes
 aimaient bien faire prendre des poses
 à des personnages endimanchés.



et je republie ce texte qui me tient à coeur.
 


Que deviennent les têtes
Quand elles sont sans désir ?

Lorsque le quotidien

Ne se résume plus

Qu’aux rêves écorchés
Des souvenirs perdus !
 

Que deviennent les mains
Quand elles ne servent plus ?

Lorsque le quotidien
Leur rappelle sans cesse

La grâce souveraine
Des gestes disparus !

 

Que deviennent les cœurs
Quand ils ne battent plus ?

Lorsque le quotidien
Voudrait tant qu’ils s’enflamment
Alors qu’ils sont vaincus

Par le vertige de l’absurde!

 

Elles cherchent à travers
L’enfermement croissant
De leurs propres barreaux !

 
Elles tremblent
De regrets
Devant ces fleurs inertes !
 
Ils ont peur
En silence
Et redoutent la nuit !

Azalaïs





J'avais écrit un autre texte sur ce thème:  Papy, on ...
si vous avez un peu de temps ...
Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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