
Ciel d'orage au printemps,
L'eau emblave le ciel,
Le ciel embrasse l'eau.
Ils cherchent un langage
Qui pourrait chavirer
Tous ces bouillons d'écume
Vers un autre mouillage.
Délayés, balayés,
Essuyés, ressuyés,
Cumulés, enstratés,
Enlacés, dénoués,
Les nuages s'envoilent.
Les blancs froissent les gris,
Les gris germent des blancs.
Les ocres, plus fugaces,
Entrouvrent des fenêtres
Sur des magmas de mauves
Qui retiennent leurs pluies.
Ciel d'orage au printemps,
Les nuages nébulent
Dans un calme mouvant.
Le ciel a tant de bras
Pour bercer tous ses pleurs.
Et là-bas, tout là-bas,
L'eau encorde le ciel,
Le ciel épouse l'eau
Pour y saisir une arche,
Un fleuve de couleurs
Qui plonge dans l'espace.
Azalaïs
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