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Jeudi 29 novembre 2007
 

Pour les Impromptus littéraires. « Vous venez d’arriver dans une ville inconnue où vous ne connaissez personne et votre histoire doit absolument commencer par les mots suivants : Dès qu’elle fut partie, je fermais la porte à clef … »

albi-02.JPG  

                Dès qu’elle fut partie, je fermais la porte à clé. Il y avait du soleil dans la rue, des géraniums à toutes les fenêtres. La rue était pavée, fraîchement nettoyée. De petits filets d’eau couraient encore par endroit. Des balsamines peu farouches occupaient sans façon des récipients désuets en zinc, en émail ou en terre. Un chat sortit soudain d’une porte cochère. J’eus l’impression qu’il me souriait comme me souriait aussi la statue de l’enfant plongée dans la fontaine.

 

               
        Je marchais d’un pas neuf, ouverte à toutes les surprises. Un clocher quelque part sonna l’heure, éveillant par magie une odeur de pain frais. Tout à coup une place, entourée de terrasses élégantes. Et là, surgie comme d’un rêve, la masse rouge, énorme, de l’imposante cathédrale « qui frappait l’âme comme une masse » disait Kipling dans le guide. Les premiers touristes se pressaient déjà sous le portail à baldaquin travaillé comme une dentelle. Un  instant, je fus tentée d’entrer moi aussi, mais ce n’était pas ma mission.

 

               
        Dans le prolongement du grand vaisseau de brique, se dressait le Palais Episcopal. Bâti comme un château fort avec un mur d’enceinte et un énorme donjon, il abritait un adorable jardin à la française qui semblait suspendu au-dessus de la rivière où flottaient de petites îles vertes. Il descendait, en terrasses successives jusqu’à un promenoir bordé de statues délurées et recouvert d’une charmille où courait une glycine.

 

               
        Comme d’habitude, je pris un grand nombre de photos. Pas facile de traquer l’inédit : ces buis taillés avec minutie offraient toujours un peu les mêmes dessins. C’est pourquoi je m’absorbais dans les murs végétaux qui partaient à l’assaut de la courtine.Des massifs monochromes ou de savants mixed- border mélangeant avec audace des santolines en coussins, les torches orangées des tisons de Satan, des phlox magenta, des eupatoires vieux roses, de superbes  hélénies  aux tons chauds, de criardes monardes aux fleurs ébouriffées …

 

                L’approche photographique terminée, il me restait à rédiger mon nouvel article pour cette revue de prestige qui m’employait depuis un mois :L’impromptu des jardins.
                                                                      Azalaïs

baldaquin-01.JPG

 

Par Azalaïs - Publié dans : Jeux d'écritures
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Commentaires

Dès qu'elle fut partie, je fermais la porte à clé et mes pas....m'emportent vers la fenêtre..Je la vois partir en courant. Il pleut et elle se couvre de son manteau. Je ressens cette grisaille qui s'abat sur la ville et la connaissant,de maudire ce temps. Elle qui aime tant le soleil...peste de rouler sous cette pluie battante. A quand le retour du bonheur...il est perdu et pleure. Elle a pris juste son nécessaire. Les images défilent devant ses yeux...reste-t-il de l'amour....roule, roule et ne t'arrête pas. Laisse les souvenirs... J'ai eu envie d'écrire un bout....bonne soirée et à bientôt.
Commentaire n° 1 posté par eleonore le 29/11/2007 à 22h43
Tu devrais écrire la suite c'était un bon début ! bonne nuit !
Réponse de Azalaïs le 29/11/2007 à 23h32
Coucou adorable Azalais..je suis comme toi j'adore les livres d'enfants. J'ai des liens tout en haut de mon blog qui sont superbes..et tu peux suivre d'autres liens. Souvent je vois les livres à la Fnac et je me dis que je connais virtuellement les éditeurs. C'est magique de bonheur. Passe une bonne fin de nuit et à bientôt de se relire, j'adore. Bises
Commentaire n° 2 posté par eleonore le 29/11/2007 à 23h46
Si je te disais qu'un jour, j'ai commis un lapsus révélateur avec Claude Ponti ! Au lieu de donner le nom de ma nièce  pour une dédicace, j'ai donné le mien ! Quand je m'en suis aperçue, j'ai dû acheter un autre livre et refaire la queue pour une nouvelle dédicace !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 09h09
Bonjour Aza ! En lisant vos textes et le tien en partculier, heureuseJ5Gment que je n'ai pas envoyé le mien.. Très beau, et toujours ces mots qui chantent à mon oreille.. Bravo ! Belle journée à toi ! Bisous mon amie !
Commentaire n° 3 posté par camomille le 30/11/2007 à 10h54
Bonne journée Camomille ! Parfois tu sais on est très mauvais juge pour ses propres écrits !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 12h21
Dés qu'elle fut partie je fermais la porte à clef, et je me décidais à descendre cette petite rue pavée et étroite du centre ville, j'aime ces ruelles pleines de boutiques, on se demande toujours sur quoi on va déboucher, une autre ruelle, une avenue bordée d'abres plus calme, ou une très grande place, genre square... Parfois elles arrivent directement sur des quais, où la rivière un peu noire coule , et passe sous plusieurs ponts...Souvent à ce niveau on commence à avoir une idée de la grandeur de la ville...il suffit de compter les ponts...Je suis en bas de ma ruelle et devinez ?...elle se divise en deux autres ruelles...Quel dilemme ! laquelle dois-je prendre ? J'ai l'impression que fatalement, si j'en prend une, je regretterais l'autre...Je suis comme ça, je me demande toujours si j'ai choisi la bonne voie... Bonne journée...bisous...
Commentaire n° 4 posté par le bigorneau le 30/11/2007 à 12h13
La voie choisie est toujours la bonne quand elle apporte des surprises ! Parfois, il faut plusieurs visites pour découvrir un lieu et souvent on ne le découvre jamais ! Bonne journées !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 12h24
Bravo pour ta participation avec une chute que je n'avais pas pressentie. Encore merci pour les images et le relais avec Al.
Commentaire n° 5 posté par laura le 30/11/2007 à 12h43
Merci à toi Laura !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 13h33
ton texte me donne à réfléchir, je vais essayer sur mon blog.
Commentaire n° 6 posté par irene le 30/11/2007 à 13h20
Surtout que c'est une proposition pleine d'ouvertures !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 13h35
coucou aza, pas mal ! as-tu lu la version de martine boîte à malices ? lilounette m'a tendu la perche pour que j'écrive un petit poème sur les mouettes... amitiés de béa
Commentaire n° 7 posté par béa kimcat le 30/11/2007 à 14h56
Oui je l'ai lue et commentée chez les impromptus ! Ah! ah! toi aussi ! attention: ne pas confondre mouettes et goélands !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 16h13
dès qu'elle fut patie, je fermais la porte à cléf et je me mis à rempondre au commentaire que m'avait laissé AZALAÏS tilk
Commentaire n° 8 posté par FERNANDO BRONCHAL le 30/11/2007 à 15h07
Merci Tilk ! tu vois, je parle encore de jardinage !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 16h14
Promenade enchanteresse dont la chute est pleine d'humour. Bises Aza.
Commentaire n° 9 posté par polly le 30/11/2007 à 16h27
Pourtant cette consigne ne m'inspirait pas du tout ! Merci Polly !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 16h49
Une merveilleuse promenade avec ce texte de toute beauté, Aza tu est géniale Bises, bonne nuit
Commentaire n° 10 posté par lilounette le 30/11/2007 à 21h18
géniale je sais pas , mais je te remercie ! bonne nuit !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 21h41
Une bonne soirée Aza et un bon w/e mais je crois bien que le temps va nous jouer un vilain tour ! Bisous mon amie !
Commentaire n° 11 posté par camomille le 30/11/2007 à 21h19
bonne nuit Camomille ! nous attendons la neige !
Réponse de Azalaïs le 30/11/2007 à 21h44
Je découvre ton blog au détour entre autres de ce texte fin, sensible, qui me donne envie de relever le défi/jeu des Impromptus littéraires :) J'ai donc noté la phrase, j'espère qu'elle me soufflera comme elle l'a fait pour toi, un texte :) J'ai regardé tes tableaux et ce violon suspendu a accroché mon regard immédiatement, il y a comme ça des coups de foudre... Cath
Commentaire n° 12 posté par cath le 02/12/2007 à 15h03
Merci Cath ! pourtant ce tableau, je ne l'ai jamais terminé mais je le laisse comme ça ! Comme l'histoire de Thaïs il parle de la vanité des choses !
Réponse de Azalaïs le 02/12/2007 à 16h09
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