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Texte Libre


Mercredi 31 octobre 2007

Jeu d’écriture proposé par l’équipe de choc sur une idée de Captainlili : écrire une lettre de plainte au syndicat des Héros Littéraires pour le rôle que les auteurs nous font tenir !

           
    Au seuil de mon éternelle jeunesse, je voudrais me libérer d’un poids, vous faire part enfin de l’enfer que me font vivre sans se lasser deux auteurs esclavagistes et sans scrupules ! Oui, je vis le martyre avec de jour en jour, une suite d’épreuves à surmonter toujours plus difficiles les unes que les autres ! Vous n’imaginez pas tout ce que je dois endurer sans me plaindre, toujours mignonne et bien coiffée, toujours jolie, toujours polie, toujours ravie de tout ce que ces gens là me contraignent à faire ! Un vrai chemin de croix !

           
     Il a fallu d’abord que j’apprenne à lire ( ba, be, bi, bo, bu), à compter (2+2=4), à chanter (et ron et ron, petit patapon), à tricoter pour ma poupée, à mettre les points sur les i ! Quand je suis seule à la maison, je dois faire le ménage, cirer les chaussures, faire la vaisselle, passer commande au laitier, laver le linge, l’étendre, le rentrer, faire un gâteau, mettre la table, enlever le feuillet du calendrier …

           
    Même si je vais au parc, je dois en profiter pour m’instruire : retenir que le jardinier jardine, que le peintre peint, que le gazon gazonne, que le marronnier donne des marrons et le rosier des roses ! Il me faut en outre vaincre le mal de mer, marcher sur un fil, dresser des lions et des tigres, apprendre l’alphabet à un ours, faire risette aux éléphants, monter sur un chameau, parler aux girafes !

           
    Je dois aussi faire carrière, devenir petit rat de l’Opéra,  excellente cavalière et gagner des concours ! Mais il me faut en même temps m’occuper de mon petit frère, porter des brouettes de paille, sauver les moineaux, embellir mon jardin, aller à la ferme, en voyage, à la foire, faire du camping, aller à la montagne, faire les courses . ..

           
    Une fois, une seule, je n’ai pas été sage ! Je suis allée dans la neige sans mettre de manteau ! J’ai été bien punie puisque j’ai été MALADE ! Je peux bien vous le dire mais surtout ne le répétez pas : je l’ai fait exprès juste pour me reposer un peu, écouter les histoires de mon pépé, regarder la télé avec mon papa et rêver enfin à mon amour de toujours , un bonhomme de neige avec qui je pourrais aller au bal !

      
    Ah, j’oubliais, je dois aussi apprendre à mon chat à parler aux souris ou l’inverse, c’est selon ! Vous ne me croyez pas ? Pourtant Martine ne ment pas !

                                 Le-chat-et-le-mulot.JPG                                                                                              
Photo réalisée sans trucage hier soir pendant que j'écrivais mon texte.

Martine

par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Mardi 30 octobre 2007
 Exercice proposé par Les impromptus littéraires : décrire une noce insolite.

          L---cole-buissonni--re.JPG
Dom Robert : L'école buissonnière
 
 

                C’est par une belle matinée de printemps, que la jeune Piéride Du Chou sortit de son cocon. Aléa jacta est ! C’était écrit ainsi depuis la nuit des temps : les piérides du chou naissent dans les choux et pas dans les navets qui sont comme vous le savez réservés aux piérides des …navets !

           
        Demoiselle Piéride fit son apprentissage dans un plant de précoces, sous la férule d’un précepteur aigri qui venait de Bruxelles ! Mais son école à elle, petite évaporée, c’était l’école buissonnière ! Chaque fois qu’elle pouvait tromper la vigilance de son maître, elle quittait le potager pour s’en aller rêver à la lisière d’un pré où dansaient des zygènes.

          
          Il y avait là un monde coloré, poudré jusqu’aux antennes, jouant des ailes à qui mieux mieux, faisant assaut de courtoisie pour claironner bien haut leurs titres prestigieux : Hespéries de la Houque, Mélitées du Plantain, Tanagres du Cerfeuil, Damiens de l’Alchémille, Cuivrés de la Verge d’or, Turquoise de la Sarcille … Mais ceux qui la ravissaient le plus, c’étaient les azurés aux bleus tellement bleus qu’elle en perdait la tête ! Et puis, quelle grâce dans leur danse, quelle élégance dans leurs postures !

           
        Elle était là, perchée sur un trèfle à fleurs rouges, lorsque le  jeune Azuré des Anthyllides l’invita de façon fort galante à siroter un verre au sommet d’une très grande sanguisorbe ! Nul ne sait ce que se dirent ces deux là, ni ce qui les poussa à briser le tabou de telle mésalliance, mais ce que je sais moi, c’est que Mme  Mère Azuré des Anthyllides faillit en faire une syncope !


« Comment, mon fils, que me dites vous là ? Un Azuré épouser une Piéride ? Etes-vous donc allé voleter dans leurs tristes banlieues ? Ce bruit, cette odeur, cette vulgarité ! De la techno chez les Choux Raves, du Bel Canto jusque tard dans la  nuit chez ces ritals de Brocolis ! Quant aux Chinois, les Pé-tsaï et les Pak-choï  je suis sûre qu’ils attendent la mondialisation pour investir la moindre friche ! Voyons mon fils, qu’espérer d’une fille qui a grandi dans un pareil espace ? Ces gens là n’ont aucune éducation, aucune culture ! Un sang bleu ne peut s’avilir dans une telle union ! Nous serions la risée de toute la prairie !

           
        N’écoutant que son cœur, le jeune insoumis alla chercher sa belle et l’épousa sur le champ, dans le creux d’une ombelle ! Ce fut une bien belle noce, drainant dans son sillage toute une foule d’étrangers : de bruns Tabacs d’Espagne chantant le Fandango avec leurs castagnettes, de grands Nègres des bois frappant sur leur tam-tam, un beau Point de Hongrie qui joua de son bugle et même des Lambdas qui se cherchaient un nom en dansant le Sirtaki !

           
        Si vous passez un jour en lisière d’un pré, admirez les ombelles ! Elles gardent en leur cœur, à la fin de l’été, tous les fruits exotiques des  amours marginales !

                                                                                          Azalaïs

 
 
par Azalaïs publié dans : Contes et nouvelles
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Lundi 29 octobre 2007

    Une fois n’est pas coutume, j’avais envie de vous parler d’un artiste méconnu du grand public Dom Robert.


Deux expositions jusqu’à la fin de l’année pour fêter le centenaire de sa naissance : une à Sorèze dans le Tarn où je suis allée dimanche, qui présente une vingtaine de tapisseries et une à Aubusson, où sont exposées une trentaine de pièces.

« C’est à l’enfant qui sommeille en nous que s’adressent ces œuvres fraîches et naïves. Elles parlent à notre cœur. » dit de lui Jean Marie Pelt que les auditeurs de France Inter connaissent bien. En effet,  les tapisseries de Dom Robert, peuplées de fleurs, d’oiseaux, d’herbes des champs ou des forêts, de chèvres, de chevaux, de canards, de poules et de coqs, de pintades, de paons et de volailles bigarrées ne peuvent émouvoir que ceux qui savent encore s’émerveiller devant la fragilité  d'une ombelle, la rondeur d’un nuage, la perle de rosée sur une feuille d’alchémille, le plumage d'un oiseau ...


Les-enfants-de-lumi--re.JPG

                                                                                     Les enfants de Lumière

               
        Je ne vais pas vous raconter la vie de Dom Robert. Pour ceux qui sont intéressés par sa vie et qui voudront se promener dans son joyeux univers vous pourrez le faire ici . Pour ceux qui n’en ont pas le temps, je peux juste vous dire que toute son œuvre découle de 3 rencontres.


1-Guy de Chaunac, adolescent rebelle suit bon gré mal gré des cours de dessin aux Arts déco qu’il sèche la plupart du temps.  Après son service militaire, il se trouve très désœuvré. Un jour, il suit un ami à En Calcat, une abbaye près de Dourgne dans le Tarn. Au moment de repartir pour Paris, il dit : « Je reste. » Il devient Dom Robert en 1937.


2-En 1940, alors qu’il se promenait à la campagne, près d’une vaste propriété, il entend de l’autre côté d’un haut mur, le cri d’un paon. Il fait le tour de la propriété. Il dit de cette rencontre : « On ouvre la grille, on entre et on se trouve dans un jardin : alors là, une fontaine, un paon, des coqs, des poules, des canards, c’était ravissant ! Là, cela a été quelque chose de foudroyant et je crois que j’ai soudainement acquis un style. Oui, un style. J’ignorais complètement ce que cela deviendrait, mais c’est sorti, je me suis mis à dessiner, à dessiner, sans arrêt. »


3-Un jour de 1941 Lurçat passe à En Calcat. Il venait de Limoges à bicyclette ! Quand il voit les aquarelles de Dom Robert, il déclare : « Mais c’est de la tapisserie ! » A partir de ce moment là, il sait dans quelle direction aller et dès sa première exposition à Toulouse, il est reconnu.

                Toute sa vie, il restera fidèle à la nature et la seule école qu’il aime, c’est l’école buissonnière !

 

Les-Incroyables.JPG
                                                                 Les incroyables 

Dom Robert se moque ici des réunions mondaines où chacun joue des coudes ou des plumes pour se faire admirer. N'est-ce pas un peu ainsi parfois sur over-blog?
 
par Azalaïs publié dans : Balades
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Dimanche 28 octobre 2007
    Agraphes, mascarons, clefs sculptées d'un visage humain, d'un monstre, d'un animal, elles répandent leur fantaisie sur les façades de Pézenas. N'y a-t-il pas dans toutes ces têtes de quoi écrire une tragi-comédie?


   
    Le roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, bu qui s'avance, serait-ce Ménélas qui pleure son Hélène , l'infidèle coquette au beau collier de perles, qui rêve elle de Pâris le gentil berger couronné de feuilles et de fleurs ?

    On peut songer aussi à la petite Agnès de l'Ecole des Femmes, qui déclare en pleurant à l'horrible Arnolphe:" Mon petit chat est mort!"

" Et moi dans tout chat, et moi dans tout chat? Moi, ze ne bouze pas, sur ma langue z'ai un chat" et z'ai surtout très mal à la tête parce que ze ne comprends plus rien à toute cette histoire! 

                                                                                                                                    Azalaïs
par Azalaïs publié dans : Balades
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Dimanche 28 octobre 2007

chat-2.JPG
Combien de temps encore
La tendresse du chat
Dans mes bras enlacée ?

Azalaïs
par Azalaïs publié dans : Poésies
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Vendredi 26 octobre 2007


Le-penseur.JPG


Que deviennent les têtes
Quand elles sont sans désir ?

Lorsque le quotidien

Ne se résume plus

Qu’aux rêves écorchés
Des souvenirs perdus !

 

Que deviennent les mains
Quand elles ne servent plus ?

Lorsque le quotidien
Leur rappelle sans cesse

La grâce souveraine
Des gestes disparus !

 

Que deviennent les cœurs
Quand ils ne battent plus ?

Lorsque le quotidien
Voudrait tant qu’ils s’enflamment
Alors qu’ils sont vaincus

Par le vertige de l’absurde!

 

Elles cherchent à travers
L’enfermement croissant
De leurs propres barreaux !

 
Elles tremblent
De regrets
Devant ces fleurs inertes !
 
Ils ont peur
En silence
Et redoutent la nuit !

Azalaïs
 
Finalement je choisis le titre de Muad' Dib qui sans le savoir a  trouvé à qui s'adressait ce poème .
 
par Azalaïs publié dans : Poésies
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Vendredi 26 octobre 2007
Depuis plus d'un an, cette curieuse consommatrice  s'expose à la terrasse de la Galerie Dutilleul  face à la cathédrale d'Albi . Comme je la plains! Attendre ainsi par tous les temps et toujours avec le même verre!  Comment rester de marbre devant son sourire de bronze?
 
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par Azalaïs publié dans : Balades
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Jeudi 25 octobre 2007
Ma participation à la nouvelle consigne de Juliette pour "Papier libre": écrire un texte dans lequel on doit inclure la phrase suivante " Et en plus, il ne savait pas nager"

 

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C’était un tout petit nuage, tout frais sorti du ventre de la mer ! C’était un très joli nuage, car sa maman, dans son trop plein d’amour, l’avait paré de tout son savoir faire. Elle avait façonné une impensable garde robe et invoqué pour lui un chapelet de frères aux noms extravagants avec lesquels il jouait dans le ciel, sans se préoccuper de l’attente des hommes.

 

            Quand il était cirrus, il étalait sans fin l’éclat soyeux de sa troublante chevelure. Quand il était stratus, il s’enroulait dans un halo diaphane, autour de la lune boudeuse. S’il était cumulus, il entassait sans fin de petits pâtés ronds pour construire des dômes. Mais il aimait aussi se faire mamelon, panache, longue nappe ou rouleau menaçant, dessiner dans l’azur des monstres terrifiants ou de gentils moutons. Parfois, il demandait au vent de l’emmener planer avec les goélands ou de le déposer dans le creux d’une vague pour prendre un peu le frais quand il faisait trop chaud. C’est ainsi qu’il les vit, au début de l’été, posées par milliers  à la surface de la mer : rondes, lisses, métalliques, scintillantes, captivantes, éblouissantes !

 

            Il alla aussitôt interroger sa mère et réclama de les posséder toutes sans souffrir de délai ! Elle lui répondit, en se riant de lui, que nul ne pouvait posséder la lumière, qu’elle appartenait au soleil et qu’il était beaucoup plus puissant que lui !

« C’est faux, répondit-il très en colère, lorsque je passe devant lui, je suis capable de l’éteindre ! »

« En effet, lui dit-elle, mais si tu passes devant lui, ces jolies taches de lumière que tu convoites tant s’empresseront de disparaître ! »

« Mais puisque je vous dis que je les veux toutes pour  faire des ricochets ! »

« Il suffit, mon fils, cela est impossible »

 

            Décidé à prouver à sa mère qu’il était le plus fort, l’indocile plongea pour cueillir sa fortune ! Et comme en plus de son grain de folie, il ne savait pas nager, sa mer  l’avala sans autre forme de procès !

                                                                                                                                                                                 Azalaïs

par Azalaïs publié dans : Contes et nouvelles
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Mercredi 24 octobre 2007
Ce très joli poème a été écrit par Pauley Perett  spécialement pour mon blog ! Je l'en remercie infiniment et je suis heureuse de vous en faire part aujourd'hui ! Allez lui rendre visite , ses poèmes sont plein de tendresse .


plage-4.JPG

 
Longtemps mes yeux se posent
Sur l'étendue magnifique bleutée
Que le soleil, en apothéose
Fait briller d'un trait
Diamanté de lumière.
 
Les pieds nus sur la grève,
Je contemple cette mer,
Qui, à nulle autre pareille,
M'offre les délices de la terre
Et toutes ses couleurs ;
 

Près d'elle, l'air est une caresse
Et les vagues géantes des soeurs,
Qui, à l'heure du vent se pressent
Et aux heures grises pleurent,
Comme, par un soleil radieux, savourent la rive.

 

Oui, j'aime me promener sur la grève,
Délicieuse quand j'arrive,

Inspiratrice et muse de rêve

Lorsque je m'en vais pensive

Loin d'elle pour la conter...

 

16 octobre 2007. Pauley Perett

 










 
par Azalaïs publié dans : Les poèmes que j'aime
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Mardi 23 octobre 2007
Nouveau défi de l'équipe de choc , nous mettre deux par deux pour mieux nous retrouver .

Mon binôme se nomme Laurence ,agricultrice, écrivain, militante. Elle souffre depuis 7 ans de  Sclérose en plaques.


    Pas facile de jouer au jeu des pareils avec une femme qui souffre, une femme qui lutte,une femme qui résiste  et qui garde malgré tout la tête haute, une femme qui nous donne au jour le jour des leçons de courage et d'espoir! Difficile de dire que je suis semblable à elle, alors que j'ai la chance d'être sur mes deux jambes, libre de pouvoir aller et venir sans l'entrave d'un fauteuil roulant. Pourtant, toutes les deux, nous sommes profondément  attachées à la  terre. Comme Laurence, j'aime le vert des prés , la terre labourée, le temps des semailles et celui des moissons, l'odeur des foins coupés, les meules qui s'alignent avant d'être rentrées, le brun soyeux des limousines, les troupeaux de moutons qui obéissent aux aboiements du chien.

    J'habite, le sais-tu Laurence, sur le plateau du Ségala, dans  le royaume de la brebis, le plus grand canton ovin de France  et comme j'aime aussi cuisiner, je t'envoie une de mes recettes préférée à base de Roquefort, à partager aussi avec toute l'équipe de choc!


tarte-au-roquefort.JPG



Une autre photo prise la semaine dernière qui parle aussi de l'amour de la terre !

labours.JPG

 





par Azalaïs publié dans : Société
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