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Texte Libre


Dimanche 30 septembre 2007

Jeu d’écriture pour «  L’atelier Ludique » sur une idée de Kildar. Ecrire un texte commençant par :

« Les yeux fixés sur l’écran, ils regardèrent la machine démarrer dans un silence religieux. » et se terminant par :

« Il referma la porte derrière elle, posa la rose sur sa table de chevet et alla s’asseoir devant son ordinateur. »

 
 
 

            Les yeux fixés sur l’écran, ils regardèrent la machine démarrer dans un silence religieux. Il savait combien elle avait aimé, petite, les romans d’aventures et en particulier l’univers fabuleux de Jules Verne ! Elle lui avait longuement parlé de ces images de voyages qu’elle ne ferait jamais mais qui la hantait tant !

 

L’odyssée extraordinaire des enfants du Capitaine Grant et la révélation de la « Pampasie Argentine » ! La découverte fortuite de ce morceau de lave qui avait conduit le professeur Lidenbrock et son neveu Axel, de la cheminée d’un volcan au centre de la terre, sur les traces d’Arne  Saknussemn ! Les richesses de « l’île mystérieuse » où grâce à la présence de Cyrus Smith la science se mêle au fantastique! La forme étrange de cette île, les cartes, les messages cryptés, la présence invisible de Némo ! Comment ne pas être happé par la magie de cette histoire ! L’inénarrable association pourtant plus qu’improbable de Philéas Phogg et de son valet Passepartout dans « Le tour du monde en 8O jours » ! « Vingt mille lieues sous les mer »,  les grands fonds et leurs créatures  étranges, les forêts sous marines, les veines vertes de la banquise, les premières leçons écologiques d’Aronnax,  l’incitant à réfléchir déjà, sur les relations entre l’homme et son milieu ! La traversée épique de la Sibérie par Michel Strogoff ! Et puis bien sûr, « Les cinq semaines en ballon » véritable voyage initiatique pour Joe, le jeune domestique du docteur Fergusson qui les conduira dans son voilier de l’espace jusqu’aux sources du Nil !

 

Cette passion l’habitait encore au point qu’elle collectionnait tout ce qui touchait de près ou de loin au génial visionnaire : ses poèmes , ses chansons, ses lettres, ses discours, toutes sortes d’ objets aussi pittoresques qu’encombrants, stylos, timbres, chaussettes, paquets de pop corn, boîtes à cigares, papiers à lettre, tickets d’entrée des différents musées ou expos dans lesquels elle le traînait (un jour ,ne l’avait-elle pas emmené à Londres pour voir la maison de Philéas Fogg ?), les cartes originales des romans, des maquettes, des affiches et bien sûr la collection complète de ses livres édités chez Hetzel avec leurs beaux cartonnages rouges ! Elle passait son temps à courir sur le Web, de sites en forums et de forums en sites, en quête toujours d’une occasion inespérée! Elle avait même crée son propre blog où, sous le nom de Nadia Fédor, la fiancée de Michel Strogoff, elle étalait tous ses trésors avec amour !

 
 
 

Aussi avait-il trouvé pittoresque de lui offrir pour son anniversaire cette nouvelle version filmée des «  Cinq semaines en ballon », pensant que peut-être elle percevrait enfin la flamme dévorante qui le brûlait sans cesse, le souffle destructeur de son amour pour elle, l’attraction quasi magnétique qu’exerçait sur lui sa présence aérienne. Pour donner plus d’exotisme encore à ces instants célestes, il avait tout pensé dans le moindre détail : atmosphère icarienne suggérée par un feu, crépitant doucement dans la cheminée du salon, un thé vert au jasmin Chung Feng acheté chez « Mariage frères » et servi dans son service en verre soufflé bouche « Happy Dream », une rose pourpre de Damas au parfum capiteux, avec, en fond sonore cet air des « Pêcheurs de perles » de Bizet qu’elle écoutait ravie, en souriant aux anges !

 

Lorsqu’il osa enfin rompre le silence qui suivit la fin du film, quêtant comme en apesanteur le mot qui enfin concrétiserait ses rêves les plus fous, elle déclara avec détachement :

 

« Tu sais ce qui me ferait vraiment plaisir pour mon anniversaire ? Un petit tour en montgolfière ! » Puis elle se leva, aérienne et légère, le laissant atterrir rudement sur son  tapis Kashmir … Un voyage en ballon ! Décidément, il aurait toujours un train de retard ! Peut-être un jour lui demanderait-elle la lune !  Il referma la porte derrière elle, posa la rose sur sa table de chevet et alla s’asseoir devant son ordinateur.
                                                                
                                                                                                           Azalaïs

 

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Frédéric David  dans   L'internaute magazine
 
 
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Samedi 29 septembre 2007

Souci-1.JPG
Le soleil qui ruisselle
cajole le souci.
Ourlés d'or
et parés de lumière
ses pétales alanguis
étalent leur dentelles .
Absorbé à tout boire
du ciel et de la terre,
il oublie, le souci,
qu'à la fin de l'été,
la morsure du gel
le verra s'étioler.


souci-2.JPG
En Occitan

Lo solelh que rajòla
catimeleja lo gauget.
Orletats d'aur e pimpats de lum,
sos petals alangorits
desplegan lors dentèlas.
Absorbit a beure tot
del cèl e de la tèrra,
desmembra,lo gauget,
qu'a la fin de l'estiu,
la mordida del gèl
lo veirà s'estequir.

Azalaïs

par Azalaïs publié dans : Poésies
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Jeudi 27 septembre 2007

berceau.jpg

Direm pas a la nòstra nena
Que i a tant d'estelas al cèl :
Voldriá pas mai clucar son uèlh !
Direm pas a la nòstra nena
Que i a tant d'estelas al cèl !

Direm pas a la nòstra nena
Qu'amont-naut cantan los ausèls :
Voldriá pas mai clucar los uèlhs !
Direm pas a la nòstra nena
Qu'amont-naut cantan los ausèls !

Direm pas a la nòstra nena
Qu'encàval nos cal tant plorar :
Se voldriá pas desrevelhar !
Direm pas a la nòstra nena
Qu'ençaval nos cal tant plorar !

Mas direm a la nòstra nena
Que canta coma los ausèls,
Que nòstre cèl es dins sos uèlhs,
E que, se vòl dormir la nena,
La farem reina dels angèls.

Louisa Paulin

Petite berceuse ( juste avant d'aller dormir) écrite par Louisa Paulin et mise en musique par un groupe que je trouve extraordinaire : La Talvera
La question que se posent ceux qui chantent est la suivante :"Que faut-il dire aux enfants, ne faut-il leur montrer que les beautés du monde et leur cacher que souvent nous devons aussi pleurer au risque de les laisser dormir toute leur vie ?

Traduction rapide pour Camomille : Nous ne dirons pas à notre petite fille qu'il y a tant d'étoiles au ciel ni que là-haut chantent les oiseaux,elle ne voudrait pas fermer les yeux! Nous ne lui dirons pas non plus qu'ici bas il nous faut tant pleurer, elle ne voudrait plus se réveiller ! Mais nous lui dirons qu'elle chante comme les oiseaux, que notre ciel est dans ses yeux, et que si elle veut bien dormir, nous la ferons reine des anges !

Petite pensée au passage pour une petite fille que je connais bien et à qui il faudrait peut-être que je chante cette petite chanson !
par Azalaïs publié dans : Les poèmes que j'aime
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Jeudi 27 septembre 2007
hoplie-bleu.jpg


 
Le fruit de l'arc en ciel
Tombé après la pluie
D'improbables planètes?
Ou le fils du soleil
Devenu amulette?


A vous de me le dire !
par Azalaïs publié dans : Balades
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Mercredi 26 septembre 2007

cavalier.JPG
Cavalier sur le toit de l'Ayuntamiento de Grenade



Ne savez-vous donc pas qu'au jeu de la pétanque, c'est moi qui suis le roi ?

Puisque vous en doutez, je m'en vais de ce pas vous le prouver sur l'heure !
Sans doute pensez-vous que je suis un peu fol pour oser me vanter accoutré de la sorte?
Mais quand on me défie, mon sang ne fait qu'un tour et à vous de me dire :
Je pointe ou bien je tire ?


J'ai vainement cherché à décrypter le sens caché de cette statue ! Si quelqu'un a une version plus sérieuse que mon interprétation farfelue il peut toujours m'en faire part .
par Azalaïs publié dans : Balades
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Mardi 25 septembre 2007

Texte écrit pour « l’Ecriture Ludique » avec comme source d’inspiration le tableau de Magritte, « La condition humaine ». J’ai également suivi le conseil de SottoVocce qui m’avait suggéré d’écrire une suite à un texte précédent : « Emploi du temps »

 
la-condition-humaine-magritte-copie-3.jpg

Ouvrir les yeux, sentir son corps tout chaud au-dessous de la couette, ses membres engourdis qui ne veulent pas encore entamer la journée. Par la fenêtre, j’aperçois les cyprès du voisin qui font de l’ombre à mes tomates. Deux tourterelles s’en échappent pour se faire des grâces sur le fil électrique. Il fait triste, les hirondelles sont parties, l’été est presque terminé. Sur le plancher, le tic- tic des pattes de mon chat. Il saute sur le lit pour me dire bonjour. Deux coups de tête sur mon front : «broup , lève toi paresseuse ! » En bas, l’odeur du café, le bruit des pages du journal qui tournent lentement. Il est temps !

Le chat dans les bras, je vais à la fenêtre. En bas, le jardin. Les grands topinambours qui se balancent dans le vent apportent un peu de soleil dans la grisaille du matin. Les hortensias sont grillés, les hostas font la tête. Il reste encore les anémones du japon perdues dans l’herbe bleue, les fragiles gauras, les jaunes rudbeckias, les asters qui essaient de survivre au milieu des coloquintes. Quelle pagaille ! Il va falloir faire de la place. Tout à l’heure, Chloën doit passer pour me donner des plants de salade à repiquer. En échange, je lui donnerai le petit forthysia  qui gêne dans le coin et un pied de sédum pour nourrir ses abeilles.

Quel jour est-on déjà ? Chouette, ce soir, je vais chez Richard récupérer mon panier de légumes histoire de taper la discute avec les autres amapiens. On parlera de tout, de rien, du temps qu’il fait, du temps qui passe, des caprices de la mâche, de vertus incomparables du cresson Alénois, de la meilleure façon de conserver le basilic, de construire son four à pain, de la cuisson des tourtes et des tartes … Je ne sais pas si j’irai demain l’aider à désherber sa parcelle de carottes. Avec ces journées du patrimoine, il va falloir choisir !

Avant de descendre, je ne puis m’empêcher de jeter un coup œil au jardin voisin. Je n’en vois qu’une partie mais il m’est tellement cher que le vois tout entier. Ce jardin, c’est celui de ma grand-mère. Aujourd’hui, par un curieux hasard, (mais le hasard existe-t-il) il jouxte le mien car nous avons acheté la maison mitoyenne à la sienne. Il est là, inchangé avec son allée bordée de roses anciennes, le vieux puits recouvert de glycine, les arbres fruitiers où chantent les oiseaux. Souvent, lorsque je suis là, à rêver devant ma fenêtre, il me semble que je la vois passer dans l’allée, toujours occupée, toujours affairée.

Je me souviens très bien de la façon dont elle poussait le diable qu’elle utilisait pour transporter les sacs de grains, du garage à son arrière magasin. C’étaient d’énormes sacs en toile de jute. Tout au bout de l’allée, il y avait une marche qui séparait le jardin de la cour. Il lui fallait alors arrêter les deux roues du diable au bord de la marche, l’incliner vers elle en tenant fermement les deux poignées de bois, puis, avec un gémissement sourd, elle descendait son précieux chargement. Le sac allait rejoindre les autres, créant une belle enfilade de ventres, lourds, fiers, remplis d’une vie calme et secrète. Une fois stockés, elle les ouvrait largement et retroussait proprement tous leurs bords. Quand elle ne me voyait pas, je fonçais droit vers les graines de vesce. Elles étaient rondes et lisses comme des petits pois. J’y plongeais ma main avec délices, je les faisais rouler entre mes doigts, ou alors, je les laissais tomber une à une, chaque graine rejoignant ses compagnes dans une pluie lente, légère et sonore.

Je la revois aussi tirant un autre chariot à deux roues, destiné celui là à livrer des bouteilles de gaz. Bien sûr, ses clients l’appelaient toujours au moment de midi, quand elle-même préparait son propre repas ou quand elle était à table. Elle plaçait alors une bouteille bleue dans son chariot de forme creuse et elle partait de sa démarche claudicante au milieu de la route, le chariot d’une main, la clef anglaise de l’autre. Puis elle revenait, toujours impeccable dans sa coquette blouse bleue, toujours bien coiffée, ramenant une bouteille de gaz vide qu’elle rangeait dans sa cour.

Je me souviens aussi que le camion « Butagaz » passait toutes les semaines pour échanger les bouteilles vides contre des pleines. Il fallait, avant son arrivée sortir les bouteilles vides sur le trottoir étroit, fait de galets du Tarn. Lorsque j’étais là, j’aidais ma grand-mère dans ce travail pénible. L’une attrapait la poignée de la bouteille, l’autre, le fond avec ses interstices qui sciaient les doigts. De temps en temps, nous échangions les rôles.

Je me souviens du bruit que faisaient les bouteilles lorsqu’on les heurtait. C’était un bruit qui durait dans l’espace, un bruit qui, je ne sais pourquoi, me remplissait d’orgueil. Il faut dire que pour ma grand-mère, cette livraison représentait un évènement d’une grande importance ! Elle en parlait la veille, avec une sorte d’angoisse pleine d’euphorie gourmande et non dissimulée. Peut-être était-ce parce que, grâce à la régularité de ces livraisons, grâce au bruit qui animait la rue à ce moment là, elle était heureuse de montrer à ses voisins, aux passants, aux clients, combien son commerce tournait bien, combien on lui faisait confiance, combien elle était reconnue, estimée. Cela lui renvoyait l’image d’une ouvrière honnête et consciencieuse, l’image d’une femme seule qui avait su s’en sortir dans un milieu hostile. Peut-être aussi, ce rite hebdomadaire signifiait-il pour elle une sorte de permanence dans le cycle de la semaine, une régularité qui la rassurait, qui marquait une frontière entre le travail déjà fait et celui qui lui restait à faire.

Et  puis je me revois moi, petite fille heureuse dans le jardin de mes vacances. C’était comme une porte ouverte sur le chemin de la liberté, un couvercle que l’on soulève pour laisser s’échapper l’impatience de la vapeur. Plus de contraintes, plus de cadre, plus aucun interdit ! Je m’exprimais enfin dans une suite fabuleuse de jeux tout aussi innocents que naïfs.  Il y avait les pièces de théâtre que l’on jouait dans la cabane en planche, la chasse aux grillons que nous enfermions cruels dans de petites cages, la cueillette des champignons dans les châtaigneraies voisines, la pêche des « gaïnelles », petits poissons brillants qui dansaient dans l’eau claire des ruisseaux , les visites aux vieilles dames du voisinage chez lesquelles nous improvisions en cachette des sketches à la Jacques Dufilho …

Mais mon enfance a fui, laissant juste une empreinte dans ce jardin béni où j’ai découvert les joies de l’insouciance. Comme Georges Perec, je pourrais multiplier sans fin les « Je me souviens », mais  personne ne me rendra ma grand-mère et personne non plus ne pourra me dire ce que deviennent les petites filles quand elles grandissent !

Puis les images se brouillent et mon chat me rappelle que mon jardin m’attend. Mamie, si tu me vois !!!!!! Je pense à toi !!!

                                                                                                                                                                      
                                                                                                            Azalaïs

 
 




par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Lundi 24 septembre 2007

Nouvelle consigne de  Juliette  pour  "Papie Libre" :  écrire un acrostique sur son prénom, son pseudo, ou  un prénom de son choix .


Botticelli-naissance-de-V--nus.jpgBotticelli   "La naissance de Vénus"
 

Azalaïs, c'est mon pseudo, trouvé à l'encre de l'histoire.
Zélée, je zigue, perdue, je zague, je zappe ou bien je zippe sur les chemins de ma mémoire.
Attendant de vous tous un écho chaleureux, je voudrais
Libérer ces mots enchevêtrés sous lesquels je renais,
Absorber ceux des autres comme un cadeau du ciel,
Inspirer chaque jour ceux que la vie cisèle,
Souffler sur ceux qui dorment pour leur donner des ailes !

Azalaïs


par Azalaïs publié dans : Poésies
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Dimanche 23 septembre 2007
Jeu d'écriture proposé par  L'équipe de choc : " Ecrire un texte après avoir choisi une des photos "

02198046-copie-1-copie-1.jpg
Il y a quelque part
A l'abri de mon coeur
Un chant plein de tendresse
Des mots pleins de douceur
Un poème en puissance
Que je voudrais t'offrir
Des caresses en dormance
  Des gestes en devenir.
Mais l'instant est fragile
L'image plus encore !
Etait-ce juste un rêve
Ou l'espoir insensé
D'un paradis perdu
Et jamais retrouvé ?

                         Azalaïs

par Azalaïs publié dans : Poésies
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Samedi 22 septembre 2007

Lui, élève souffrant d’un léger retard de parole/ langage.

 

Elle, jeune instit débutante, pleine de bonne volonté mais  n’ayant pas encore découvert, l’efficacité de la Méthode Freinet.

 
Elle  Aujourd’hui, les enfants, nous allons parler de JARDINAGE (bien articuler le mot jardinage) Vous savez ce que c’est que le JARDINAGE? Sébastien, as-tu déjà fait du JAARDINAAGE?

 Lui    Been …..

Elle   Bon, alors, peut-être savez- vous ce qu’il faut comme outils pour faire du JARDINAGE ?
 
Lui
    Beeuh ! Des fleurs ?

Elle   Oui, bien sûr, des fleurs, mais avant les fleurs, avant d’avoir de BEEELLES  fleurs, ne crois-tu pas qu’il faut faire quelque chose ?

 Lui    Heeu !
 
Elle
   Que faut-il pour avoir des fleurs ? Voyons réfléchissez !
 
Lui    Heeu ! De l’eau ?

Elle
   (S’accrochant à cet élève comme un noyé à sa planche de secours) Ououiiii ! Ououiiii ! De l’EAU ! Bravo, c’est ça, continue !!!!! Et puis ?

 Lui   Been !
 
 Elle  Dans quoi, la met-on cette eau ?
 
 Lui  (Gros soupir! Aimerait que la maîtresse s'adresse à quelqu'un d'autre) Been, Dans un truc!     

Elle  Un truc ?

Lui   Oui, tu sais, un truc avec un bout au bout et pis tu mets de l'eau dedans et pis ça sort!

Elle  Bon ! Dis moi, sais-tu à quoi il sert ton truc?
    
Lui  Ben, oui, ça sert à roser l'eau!   

Elle   Mais non! il  ne sert pas à AARROSER l'eau, il sert à AARROSER les plantes , donc ça s'appelle un ARR, un ARR ...

Lui   (Grand sourire) Un Arc-en ciel!

Elle  ( Au bout du bout du rouleau) Mais,non, pas un arc-en ciel! Un AArrosoir!!!!

Lui   AAHH !!!  
  
Elle  Et on dit un AARROsoir parce qu'on s'en sert pour AARROser les fleurs!                                                                                                                     
Lui
   Mais si le rosoir c’est pour roser les fleurs, l’eau c’est qui qui la rose ?
 
Elle   (baissant définitivement les bras) Alors là, tu m’demandes un truc que je n’sais pas !!


                                                                                                                             Azalaïs
   

 
doisneau-robert-information-scolaire-2203491-copie-1.jpg
 
                                                                                                                           Robert  Doisneau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
par Azalaïs publié dans : Société
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Vendredi 21 septembre 2007
magritte-rene-die-grosse-familie.jpg                                                                                                Magritte


L'oiseau nuage
L'oiseau ramage

L'oiseau très haut
L'oiseau dans l'eau
Le bleu des vagues
Le vague à l'âme

Mon âme me largue

Au gré des lames
Mais dans le ciel
Bruissent des ailes
L'oiseau s'élance
Tout recommence

                          Azalaïs
par Azalaïs publié dans : Peinture et écriture
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