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Texte Libre


Vendredi 29 février 2008
Pour Nymphéa et son école du " Ver lisant  "


Il s'agit d'écrire sur le tableau de Chagall en incluant dans son texte les mots Casse, Pauvre et la syllabe Con

  Chagall
 





















Pourquoi fuis-tu mignonne

  Puisque mon cœur est tien ?

Mon ange, ma madone

Mon beau songe italien.

Ma douce, mon aimée,

Ma tendre sauvageonne...

Mon amour m’aiguillonne

Ma pauvre âme bouillonne

Et pour toi je suis prêt

A danser la chaconne,

Le smurf et le tango,

Dussè-je pour te plaire,

Devenir un bobo,

Racaille ou prolétaire !

Je vendrai mes Rolex,

Mes jeans, ma limousine.

Je renverrai mon ex

Comme une gourgandine.

Je mettrai à la casse

Mon yacht tant adoré !

Je virerai ma cour,

Promis, plus de discours,

Pour qu’enfin tu me fasses,

L’aumône d’un baiser !


Azalaïs


par Azalaïs publié dans : Peinture et écriture
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Jeudi 28 février 2008
Pour La Petite Fabrique d'Ecriture 

Ecrire un texte commençant par un vers de Queneau: "Tu prends la première à droite."


itin-raire-01.JPG
Ruelle de Sorèze dans le Tarn


Itinéraire : version 1

 

Tu prends la première à droite. Au bout de la rue, une fontaine avec un ange ruisselant. Tu peux, si tu le veux, t’arrêter un instant pour regarder la place, les fleurs sur les balcons, le platane penché, ses longs bras délicats balayant l’herbe folle, le chat noir étiré au bord de la margelle.


        Tu fais le tour de l’ange et tu prends tout en face la ruelle qui dort. Les volets sont fermés, c’est l’heure de la sieste. A travers les persiennes, on entend quelquefois une femme qui chante. Un enfant lui répond qui ne veut pas dormir.


        A la porte de l’horloge, tu descends l’escalier, tu tournes encore à droite et tu passes le pont au-dessus du lavoir. Tu longes le chemin, le long de la rivière. Le vieux moulin ne tourne plus. Tu contournes le pré où chantent les grenouilles. Sous la voûte des arbres, les ruines du hameau : les pierres se souviennent.


        Au panneau sans issue, tu refermes les deux portillons, tu montes le raidillon et tu ouvres le
paysage …

 

itin-raire-02.JPGBrousse-le-Château dans l'Aveyron



Itinéraire : version 2

 

Tu prends la première  à droite.  Au bout d’la rue, au niard qui pisse dans la bassine, tu vas tout drèt à la rue de l’Abreuvoir. Tu parles d’un nom ! Y a pus un zinc, pus une cambuse, même pas un estanco ! C’est pus la rue de l’abreuvoir, ça s’rait putôt la rue d’la soif !


        A la porte de l’horloge, tu descends l’escalier. Paraît que c’est une espèce d’antiquaille ! Un vrai casse-gueule ouais ! Si c’était qu’moi, y a longtemps que j’t’aurais rasé tout ça pour faire un passage goudronné !


        Tu tournes à droite et tu traverses la passerelle au dessus du lavoir. Fais gaffe, ça glisse ! Tu suis le Cérou et tu traverses le tas de cailloux.


        Au cul de sac, t’oublies pas de refermer le portillon sinon l’Fernand, y va me tomber sur le pal’tot !  Tu peux monter le raidillon ! Paraît qu’là-haut y a « the vioue » comme y disent les Britisch ! Mais vaut mieux tourner à gauche et aller chez la Ginette ! Le mardi, c’est blanquette et jaja à volonté !



Azalaïs

 
 
 
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Mercredi 27 février 2008
Pour les Impromptus

cane.jpg
 
Photo de Gérard Robert (l'Internaute)

       
        Il mit son rouge tablier puis lichota un petit verre d’eau de noix pour se donner du courage. La veille, il avait affûté ses couteaux : le saignoir, l’ébarboir, le tranchelard, le dépeçoir, l’écharnoir, le rognoir, le coupoir. Il avait fourbi ses longs ciseaux, préparé les aiguilles et le fil, la cuvette pour la sanquette, récuré le chaudron, dégraissé la cocotte, astiqué la sauteuse ! Il s’était aussi entrainé mentalement et avait visualisé maintes fois toutes les étapes de cette journée décisive : saigner, vider, dénerver, désosser, détailler, hacher, émincer…


      
        Le plus dur, il le savait, serait de sentir la douceur de ses plumes sous la main, de voir le sang couler goutte à goutte au-dessus de l’assiette, l’œil confiant saisi soudain de l’étonnement ultime, le corps tiède qui s’affaisse, privé de vie !



        Jamais il ne pourrait, il ne savait bien, mais comment déroger ? Comment dire non à son destin ? Son père avait été formel lorsqu’il avait osé lui avouer son penchant pour la musique, le soir où il l’avait surpris en train de jouer de la clarinette pour endormir sa jolie cane blanche : « Chez les D’Agen de d’Aizensac, on est charcutier-volailler de père en fils !! Ton apprentissage théorique n’a que trop duré ! Lundi, tu passes à la pratique et tu vas t’entrainer sur cette cane blanche ! Elle est grasse à souhait ! »



        Il était là, devant la porte de la basse-cour, le cœur lourd, indécis, prêt à prendre la fuite. C’est alors qu’il la vit, d’une blancheur spectrale, juchée dans le sapin de son premier Noël, auréolée d’une nuée bleuâtre ! La cane de Jeanne !



        L’Angélus sonna, le couteau tomba et la cane parla : « Au pays des canards, les musiciens sont rois ! Prends donc ta cane sous le bras et quitte cet endroit ! Je t’offre cette plume. Avec elle tu sauras écrire des merveilles et garder le cœur pur ! Vas, je veille sur toi ! »



        C’est ainsi que Charles-Henri d’Agen de d’Aizensac devint le chanteur le plus médiatique de sa génération !



                                                                                                                                  Azalaïs
 
par Azalaïs publié dans : Contes et nouvelles
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Mardi 26 février 2008

Au-parc1.jpgSur une image de Vinnce : On s'assoit?

       Le jour décline, la passerelle devient sombre, le parc se vide peu à peu. Il me vient tout à coup l’odeur des feuilles pourrissantes, une senteur d’humus, limon et mousse tendre.

               
                Je me souviens de nous, assis dans la lumière qui dansait sur les berges. L’eau flambait à nos pieds. Dans le ressac vibrant, pétillant et doré, les poules d’eau fuyaient vers l’ombre des roseaux.

               
                Je suis auprès du hêtre rouge, celui qui te faisait rêver. Je cherche ton image en caressant son tronc habillé de lichens. Tu es sous d’autres cieux, tu vois d’autres nuages, d’autres saules amoureux s’enivrent de soleil dans l’espace attentif.

               
                Tu m’as dit : « Juste un an ! Je serai de retour à l’automne prochain. » C’est l’automne prochain et je t’espère !

                                                                              Azalaïs

               
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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Lundi 18 février 2008

Sienne.JPGPalais Sansedoni à Sienne
       

        Je pars quelques jours! J'ai laissé les portes et quelques fenêtres ouvertes! Vous pouvez entrer et sortir sans déranger personne! Ne laissez pas les mots devenir paresseux! Soufflez de temps en temps pour les faire sortir!
A bientôt !!!
par Azalaïs publié dans : Balades
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Samedi 16 février 2008

monesti-s-1.JPG
 
    Datant de 1490, cet ensemble  grandeur nature de 20 statues de pierre calcaire polychrome forme un chef d'oeuvre que l'on dit unique au monde !

    Cette statuaire fut commandée par Louis 1er d'Amboise, évêque d'Albi, pour l'autel de sa nouvelle chapelle du château épiscopal de Combefa.Il fait réaliser un ensemble sculpté et peint superposant trois épisodes de la vie du Christ: Crucifixion, Déploration, Mise au tombeau.

    L'auteur est inconnu et son style le rattache aux groupes d'imagiers qui oeuvraient au XVème siècle dans le centre de la France.

monesti-s-2.JPG
  
  Deux files de personnages  encadrent le tombeau: quatre hommes, une femme à gauche et quatre femmes, un homme à droite. On peut y reconnaître les principaux témoins du drame:la Vierge,Marie- Madeleine, les deux saintes femmes en pleurs, St Jean, Nicodème, Joseph D'Arimathie ,mais aussi Louis 1er d'Amboise qui soutient le linceul .

    Sauvées de l'abandon par les habitants de Monestiès,les statues sont transportées en juin 1774 du château de Combefa à la chapelle St Jacques de Monestiès.

    Si vous passez par là, ne boudez pas votre plaisir!
                                                                                                                 
par Azalaïs publié dans : Balades
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Jeudi 14 février 2008
Pour Papier Libre, Juliette nous propose le thème de l'iris


iris-de-monet.jpgMonet: Champ d'iris à Giverny

Champ d'iris au matin,

Mes jaunes sauvageonnes

Dans la prairie humide.


Au jardin de Monet,
Une barque s’épuise
                                                        A ignorer l’absence.


A ses pieds amarrées,
De longues flammes vertes

Brodent un songe mouvant.
 

Baignées par les nuées,
Quelques fleurs sont offertes,
Leurs ailes défroissées.

 
Dans un élan charnel
Se prépare une danse,
  Un échange troublé

   Entre le ciel et l’eau.

Azalaïs


 
par Azalaïs publié dans : Peinture et écriture
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Mardi 12 février 2008

Anges-de-la-cr-ation.JPGSir Edward Burne-Jones : Les anges de la création


La bulle des origines
A rompu les amarres.
Voici le flot, voici la vague,

Voici le fleuve et l’océan.


Un tourbillon d’oiseaux
A fleuri sur la mer.

Au loin flotte un soleil
Répandu, immobile.

Attente…


Ouvrir les portes du sommeil
Dans le jour qui se lève,

Chercher les mots,

Trouver la source,

Habiller le silence.

 
 

Azalaïs
par Azalaïs publié dans : Peinture et écriture
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Dimanche 10 février 2008

martine.JPGMartine Besnard : Tête de femme 


Un jeu circule sur en ce moment de blog en blog, proposer les 10 blogs sur lesquels on se promène avec plaisir.
 

J’ai été nominée par Martine (merci Martine !), je dois donc à mon tour en citer 10 !

Il y a ceux chez qui je vais très souvent :


Camomille, qui vous parle de tout avec humour et fantaisie. Je suis chez elle comme chez moi et j’ai toujours l’impression que le thé et les petits gâteaux m’attendent sur la table de la cuisine.


Polly
,
la reine de la nouvelle qui vous emmène souvent à réfléchir sur un problème de société : l’exclusion sous toutes ses formes lui tient particulièrement à cœur.

 

Le Bigorneau , chez qui me sent si bien car son blog est plein de charme, drôle, accueillant, bon vivant.

 

Vinnce, un photographe-poète dont les citations matinales me font craquer ! C’est un artiste plein de gentillesse et de générosité ! 

 

ABC, une fée des mots qu’elle dirige où elle veut, comme elle veut, d’un coup de baguette magique ! Tantôt ils dansent la ronde, tantôt ils sont rangés bien sagement comme de petits soldats, tantôt ils semblent vouloir prendre leur envol mais ils reviennent très vite sages et riants.

 

Muad’Dib, un drôle de pseudo pour vous parler de sculpture. Allez lui rendre visite dans son musée à ciel ouvert et plus jamais vous ne passerez à côté d’une statue, d’un monument aux morts sans vous y arrêter un instant.

 

Chana, qui est de retour et qui va bientôt nous proposer je l’espère une nouvelle histoire à compléter. Là, je délire sans me poser de question et plus c’est idiot, plus ça me fait rire !

 

Mélencrolie : Je vous laisse la surprise si vous ne connaissez pas ! Allez voir, c’est une promenade des plus étonnante !

 

Aïe, j’arrive déjà à 8 ! Je ne peux les citer tous ! Allez donc consulter ma liste de liens si le cœur vous en dit.

 

 Il y a Fernando, Gazou, Jean-Marie, Orphéa, Plume, Béa, Oncle Dan, Juliette, Bonhita, Moyra, Vercorin, Mp,Gelzy, Lilounette, Irène, Al Maury, Eléonore …. Tant d’autres …Mais je voudrais vous en citer encore deux qui me tiennent particulièrement à cœur :

 

Johal : c’est une écriture calme et douce qui me berce, qui m’apaise, qui entrouvre mille portes. C’est comme une musique qui trouve un écho en moi, qui éveille d’autres images, qui répond à ma soif d’horizons, de ciel, de vent, de prairies, de collines … Parfois, ses textes répondent tellement à ce que je ressens que j’ai envie de pleurer. Mon problème, c’est que je ne sais toujours pas comment lui laisser un commentaire ! Elle est donc pour moi comme un  chemin que j’emprunte en silence, à qui je dis merci mais qui ne m’entend pas.

 

Maître Po : Encore un blog où j’entre sur la pointe des pieds, un peu comme si c’était un endroit trop beau pour moi. Je m’y sens tellement petite que je ne vois vraiment pas ce que je pourrais dire ! J’aurais l’impression d’être stupide et inculte ! Trop de lumière laisse parfois les autres dans l’ombre ! C’est un blog pour érudits qui parle de d’art, de géographie, de musique, d’histoire du cinéma, de littérature …Il y a aussi des jeux que je ne réussis jamais et des énigmes qui me laissent rêveuse ! Sans doute ce blog me rappelle beaucoup trop mes échecs scolaires ! Alors je regarde juste, je lis les coms des autres et je referme la porte tout doucement !

 

Voilà, que ceux qui en ont le courage reprennent le jeu s’ils le veulent.

Petite précision, je n'ai absolument pas pensé à les ranger par ordre de préférence, ils sont arrivées comme ça en vrac ...

par Azalaïs publié dans : Société
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Vendredi 8 février 2008
Pour Papier Libre, Juliette nous propose d' écrire sur le thème du miroir.


miroir.JPG
 
- Toc, toc !

- Oui, qui est là ?


- Ben c’est moi, Aza ! Tu ne me reconnais pas ?


- Heu… Non pas vraiment ! C’est pas pour dire, mais tu ne te ressembles plus tellement ! C’est quoi ce nouveau look ? Ah ! J’y suis, tu t’es déguisée pour Carnaval, c’est ça ?


- Non, pas du tout, je ne me suis pas déguisée, mais en fait je voudrais juste voir mon intérieur !


- Ton intérieur ? Quelle drôle d’idée !! Mais que veux-tu voir dans ton intérieur ? Y a rien à voir je t’assure ! C’est tout noir et puis il n’y a pas d’électricité !


- Ah bon ! Mais pourtant tout le monde en parle de son intérieur ! Va voir sur les blogs, à la télé, dans les magazines …


- Première nouvelle ! Et que disent-ils si ce n’est pas indiscret ?


- Oh ! Mais ce n’est pas indiscret du tout ! Eh ! bien ils disent surtout que c’est beaucoup plus joli dedans que dehors et que même si t’es vieille et moche dehors, tu as quand même la beauté intérieure !


- Wouaouh ! Mais alors, dis moi, il faudrait inventer un miroir pour la voir la beauté intérieure ! A mon avis, y a un max de fric à se faire là ! Tu viens de me donner une sacrée idée ! J’ai même déjà la pub ! Ecoute : «Messieurs, ne jetez plus votre femme quand elle est vieille, il suffit de la retourner et vous en aurez une neuve ! » Ça ne te fait pas rire ? Mon humour te laisse de glace ? Sérieusement, tu penses vraiment qu’il faille un miroir pour se regarder dedans ?


- Non, pas toujours ! Y en a qui sont très fort pour ça ! Ou alors, ils vont voir des gens, des espèces de chercheurs en beauté intérieure qui effectivement demandent beaucoup d’argent pour la trouver ! Ça s’appelle l’introspection et même, parfois, ça dérive à l’introversion parce que, à force de se regarder dedans, on ne sait plus du tout rien voir dehors ! Mais moi, ça me fatigue trop tu comprends, c’est pour ça que je viens te voir !


- Sans compter que ça ne doit pas être facile de se mettre les yeux à l’envers ! La vache ! Ça doit faire très très mal !


- Oui, tu as raison, ça fait souvent très mal, mais pas seulement aux yeux ! Ça fait surtout mal à la tête, à l’estomac, au cœur aussi et curieusement, quand tu te regardes trop ton intérieur, ben ça fait aussi très mal à l’intérieur des autres ! C’est un peu le principe des vases communicants, tu comprends ? Bon, alors, tu te décides à me le montrer mon intérieur ?


- Heu !!! Attends, je réfléchis !

 
Azalaïs
 
 
par Azalaïs publié dans : Jeux d'écritures
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