Plage des cavaliers à Anglet
Dire adieu à la plage, au sable, aux galets. Picorer vivement un dernier coquillage… S’offrir encore un peu à la fraîcheur de l’air… Espérer un miracle de
l’heure qui se presse…
L’enfant danse, insouciante, autour de son château. Elle y plante une plume au sommet du donjon. Qui viendra la
cueillir ?
Encore un peu maman ! Encore un peu d’eau sur mes jambes ! Encore un peu éclabousser le chien ! Encore un peu lui lancer
le bâton ! Encore un peu d’écume ! Regarde maman les bulles qui éclatent ! Ça fait un petit arc-en-ciel qui frise dans le soleil !
Ses pieds s’enfoncent tendrement dans ce tapis mouvant, y laissant un instant l’empreinte de sa course. Joue, petite fille, joue… Joue pour
le vent qui porte la mouette, pour l’algue remuée dans le creux du rocher, pour la bruine perdue à la crête des vagues, pour la couleur du ciel si douce sur les flots… Joue donc encore un
peu, fortifie ton château, mais ouvre des fenêtres pour que tes souvenirs reviennent t’y bercer !
Azalaïs
par Azalaïs
publié dans :
Balades
31
recommander
Pour Ecriture Ludique, consigne n° 30, écriture sur image (Faux Rêveur)
Venez, Papy, on va s’asseoir un moment sur ce banc ! Là, Papy, on va être bien au soleil !
Voilà Papy, on va se reposer un peu ! A tout à l’heure Papy, on reviendra vous chercher !
Mais à qui parle-t-elle, et qu’ont-ils tous à m’appeler sans cesse Papillon ? Il faudrait que je leur dise… Je ne suis pas
Papillon ! Papillon, c’était mon camarade de classe quand j’étais à l’Ecole Normale. On lui avait donné ce surnom parce qu’il portait toujours un nœud pap au lieu de la cravate ! Et
moi… c’était comment déjà ? L’Abbé je crois, ou peut-être Lemoine, je ne sais plus … Lévesque peut-être? … ça les faisait tellement rire ce nom ! Quand je passais dans un couloir,
ils me chantaient la messe ! Ils me disaient aussi… Ah ! Oui ! Alors Leprieur, toujours soupape ? Il faudrait que je leur demande … IIs doivent bien savoir… Oui, ils
doivent savoir aussi pourquoi je suis là … Je ne connais personne ici… tous ces visages … tous ces visages me font peur !
Moi je voudrais rentrer chez moi ! J’en ai assez de cette maison où il faut regarder la télé du soir au matin, en rang serrés comme des légumes !
ça me fait mal aux oreilles et j’ai envie de vomir ! Et pourquoi faut-il aller au lit quand le soleil n’est pas couché ? A la maison, je peux regarder le soleil se coucher
derrière les collines… Toutes ces couleurs… Et mes livres ? Où sont mes livres ? Tous mes livres ? Je voudrais tant aller dans mon jardin pour sentir mes lavandes et dormir à
l’ombre du cerisier avec mon chat sur les genoux et mes livres…Qu’ont-ils fait de mes livres ? Et mon chat… mon chat…où est mon chat ? Il fait si beau pourtant … Si j’avais mes
pinceaux, je pourrais peindre les jeux d’ombres et de lumières dans le feuillage du figuier ! C’est tellement joli une branche de figuier …
Le prunier doit crouler sous les fruits … Elise va faire des confitures … Marie va être contente …! Marie… où est Marie ? Et mon chat … Pourquoi n’est-il
pas là, lui qui adore le soleil et l’odeur des lavandes… mon chat… « Dans ma cervelle se promène, ainsi qu’en son appartement, un beau chat, fort, doux et charmant. Quant il miaule, on
l’entend à peine… Viens mon beau chat, sur mon cœur amoureux… »
Eh ! Bien ! Mais qu’est-ce qui nous arrive Papy ? On pleure ? Voilà ce que c’est que de vouloir rester tout seul ! Demain
on ira avec les autres ! Venez Papy, on va rentrer, vous allez attraper froid et c’est bientôt 18 h, vous ne voulez tout de même pas faire attendre la soupe ?
Azalaïs
par Azalaïs
publié dans :
Jeux d'écritures
35
recommander

Celle qui regarde

Ascension
Un arbre ce matin
M’a ouvert le chemin.
Il m’a dit : « Prends mon bras
Avant le grand feuillage ! »
Il m’a dit : « Prends ma main
Avant le grand ramage ! »
Je ne sais plus son nom
Ni l’émoi de sa peau,
Ni l’envol de ses branches
Où dorment les oiseaux.
Il m’a juste chanté
La fraîcheur de la lune
Baignant d’une encre bleue
La plume des cyprès.
Il m’a juste comblé
De l’eau de ses racines
Et j’ai senti mon cœur,
Doucement s'éveiller.
Je lui ai dit : « Allons,
Tous deux vers la lumière,
Fuyons libres et joyeux,
Comme de vieux amants. »
Azalaïs
Allez faire un petit tour chez Al,vous y découvrirez d'autres poèmes et surtout ses
tableaux!
Je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai pensé à un arbre en voyant
ces deux toiles: peut-être l'écorce d'un platane pour la première et l'envol des branches pour la seconde.

La petite fabrique
d'écriture
Azalaïs, Camomille et Polly vous invitent à participer à la petite fabrique d'écriture.
Passeuse de mots, tisseuse de liens, elle vous propose des jeux d'écriture sans prétention tous les quinze jours, sans inscription
obligatoire, selon l'envie, selon l'humeur et l'inspiration.
Rendez-vous sur le blog, le premier jeu est lancé.
Pour vous inscrire, vous allez sur le blog, vous cliquez sur
"La petite Fabrique d'écriture" , puis vous vous inscrivez en demandant à faire partie de la communauté ! Voilà, à bientôt !
Bienvenue à tous ceux qui aiment s'amuser avec les mots.
par Azalaïs
publié dans :
Société
30
recommander
Commentaires Récents