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  • : Azalaïs
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  • : J'aime l'écriture, la lecture, la peinture, la sculpture et les confitures ...râler, jardiner, cuisiner, randonner,chanter, me déguiser,parler en Occitan, m'étonner et rêver ...

Mes textes sont protégés



Quant aux photos de ce blog,
la plupart sont de mon mari
qui les signe JL  G.



A bientôt ...


Merci de votre passage et si vous me quittez ravis, laissez moi une trace !
A bientôt ...


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Texte Libre




"Nous n'aurions plus rien d'humain
si le langage en nous
était en entier servile."

Georges Bataille



"Es sus la talvera qu'es la libertat"
C'est en bordure du champ
qu'est la liberté
Jean Boudou



"La vérité ne se tient pas ici ou là,
mais dans une troisième position,
inconcevable pour nos esprits.
Il faut se contenter de ce doute
où tout paraît, comment dirais-je,
suspendu devant nous."

Michèle Lesbre


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Mercredi 14 octobre 2009



De Stael paysage.jpg

Paysage de Nicolas de Staël

 

 

Au bord du noir

au bord de l'encre

au bord du vide

et de la nuit

sans étoile, sans mot,

une ville est posée

perdue dans un mirage.


Au milieu d'un silence

qui claque dans le vent

il a créé l'espace,

apprivoisé le blanc,

écrit au ciel et à la terre,

dessiné la frontière

de ce désert mouvant.


Et puis, dans un grand doute,

la mer,

comme un aplat de gris

une lame d'acier

longuement travaillée

au marteau de l'enclume

et qui hurle son rouge

quand elle force l'eau.


A peine trois couleurs,

au bout du paysage.

A peine trois couleurs

dans ce grand désert clos.


Azalaïs


 


Je réédite ce poème avant de vous quitter pour un temps indéterminé.
Ce blog me prend trop de temps, j'ai trop de choses en chantier et pour l'instant je n'ai plus rien à dire!

Je ne me vois pas continuer à publier coûte que coûte, juste pour remplir du vide.

Je n'ai plus envie de faire semblant. L'automne je crois ne me vaut rien
et s'il n'y avait pas quelques fidèles (Quichottine surtout) pour me tenir à bouts de bras, il y a longtemps que j'aurais plié boutique!

Merci à tous, je viendrai vous faire un petit coucou de temps en temps.

Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Lundi 12 octobre 2009

Je réédite ce texte, un jeu d’écriture proposé par l’équipe de choc sur une idée de Captainlili : écrire une lettre de plainte au syndicat des Héros Littéraires pour le rôle que les auteurs leur font tenir !

Deux ans déjà!!!

         


Monsieur,   



    Au seuil de mon éternelle jeunesse, je voudrais me libérer d’un poids, vous faire part enfin de l’enfer que me font vivre sans se lasser deux auteurs esclavagistes et sans scrupules ! Oui, je vis le martyre avec de jour en jour, une suite d’épreuves à surmonter toujours plus difficiles les unes que les autres ! Vous n’imaginez pas tout ce que je dois endurer sans me plaindre, toujours mignonne et bien coiffée, toujours jolie, toujours polie, toujours ravie de tout ce que ces gens là me contraignent à faire ! Un vrai chemin de croix !

           
     Il a fallu d’abord que j’apprenne à lire ( ba, be, bi, bo, bu), à compter (2+2=4), à chanter (et ron et ron, petit patapon), à tricoter pour ma poupée, à mettre les points sur les i ! Quand je suis seule à la maison, je dois faire le ménage, cirer les chaussures, faire la vaisselle, passer commande au laitier, laver le linge, l’étendre, le rentrer, faire un gâteau, mettre la table, enlever le feuillet du calendrier …

           
    Même si je vais au parc, je dois en profiter pour m’instruire : retenir que le jardinier jardine, que le peintre peint, que le gazon gazonne, que le marronnier donne des marrons et le rosier des roses ! Il me faut en outre vaincre le mal de mer, marcher sur un fil, dresser des lions et des tigres, apprendre l’alphabet à un ours, faire risette aux éléphants, monter sur un chameau, parler aux girafes !

           
    Je dois aussi faire carrière, devenir petit rat de l’Opéra,  excellente cavalière et gagner des concours ! Mais il me faut en même temps m’occuper de mon petit frère, porter des brouettes de paille, sauver les moineaux, embellir mon jardin, aller à la ferme, en voyage, à la foire, faire du camping, aller à la montagne, faire les courses . ..

           
    Une fois, une seule, je n’ai pas été sage ! Je suis allée dans la neige sans mettre de manteau ! J’ai été bien punie puisque j’ai été MALADE ! Je peux bien vous le dire mais surtout ne le répétez pas : je l’ai fait exprès juste pour me reposer un peu, écouter les histoires de mon pépé, regarder la télé avec mon papa et rêver enfin à mon amour de toujours , un bonhomme de neige avec qui je pourrais aller au bal !

      
    Ah, j’oubliais, je dois aussi apprendre à mon chat à parler aux souris ou l’inverse, c’est selon ! Vous ne me croyez pas ? Pourtant Martine ne ment pas !

    

               Martine


            Le-chat-et-le-mulot.JPG                                                                                              

Ma mounette partie depuis au paradis des chats


J'y ajoute cette "vidéo", une chanson que j'ai entendue samedi sur France inter. Je suis étonnée que Martine ne soit pas encore partie en guerre contre la grippe!! Mais elle est tellement occupée! Par chance en "hauts lieux", on veille, on veille!!

 


 

 

 

Par Azalaïs - Publié dans : Jeux d'écritures
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Samedi 10 octobre 2009

 

 

 

Dire encore la lumière

jusqu’au bout de ses feuilles

l’étreindre dans ses branches

en écrire le flot

 

graver tous ses chemins

pour en pister les sources

en filtrer la substance

la boire toute entière

 

et l’offrir en tremblant

dans des ventres d’argent

que pétrissent ardemment

les boulangers du vent.

 

Non, ce n’est pas la mort encore

tant que dans notre corps

il y aura germant

cette soif de lumière

cette attente qui creuse

comme une faim sauvage

 

et tant que dans nos cœurs

nous verrons déployée

la tendresse des arbres

dans l’orangé du soir.

 

Azalaïs

 

image deviantart

Par Azalaïs - Publié dans : Poésies
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Jeudi 8 octobre 2009

 

Merci  infiniment à tous ceux qui sont venus me voir pendant ces quelques jours de vacances.


Je suis bien rentrée mais je n’ai pas trop envie de reprendre le blog pour l’instant, d’autant plus que je repars dans quelques jours.  Et puis quand on rentre de vacances, il faut toujours s’acquitter de mille et une tâches, et puis et puis…

 

Mais j'avais promis de vous parler de mon stage de randocroquis à Rocamadour!



La porte d'entrée, vite fait: une seule couleur, travailler les valeurs


 


 

Des élèves attentifs


Mon stage s’est plutôt bien passé. Il a fait très très beau, les paysages étaient sublimes, les stagiaires chaleureux, l’hôtel plus que confortable,  quant à la nourriture, je n’en parle pas, ce serait presque indécent.

 

 

 

Le canyon de l'Alzou


Notre professeur Vincent Desplanches est un jeune peintre dynamique, plein de talent qui travaille pour les guides de voyage Gallimard. Il réalise également des livres d’aquarelles sur les régions françaises (le Lot, le Tarn, les calanques…) et tout plein d'autres choses.  Il est aussi quelqu'un de très  drôle  et nous avons eu de bons moments pleins de rire et de partage.

 

 

 

Vincent nous montre et nous explique

 


Le seul petit point négatif de ce stage (mais peut-être n'en est-ce pas un) c’était la grande différence de niveaux qu’il y avait entre les stagiaires. La plupart étaient  vraiment très doués et avaient l’habitude de ce genre de pratique : dessiner vite, sans gommer, sans revenir sur le trait, souvent directement à l’aquarelle, saisir la scène, les gens, les animaux d’un seul coup d’œil. C’est presque comme un sport finalement, il faut sans doute avoir des heures d’entrainement ou avoir un sacré coup d’œil.

 

 

photo de Vincent


Il fallait aussi avoir la maîtrise de la couleur car nous devions travailler juste avec les couleurs de base. Bref, j'ai été très souvent déçue par mon travail  et ce n’était pas toujours facile à vivre. Mais après tout, il en faut bien des mauvais élèves, grâce à eux les autres peuvent se sentir meilleurs!

 

 

 



Le positif, c’est que ça m’a donné envie de persévérer : une petite aquarelle par jour, voilà mon objectif et pour l’instant je tiens.

 

 


Un des moments les plus savoureux du stage: peindre d'un seul coup de pinceau,sans croquis préalable, des silhouettes sur le petit marché de Martel.
Après un moment de panique, on ose affronter le regard des passants
qui sont très intrigués par notre démarche.


Le gouffre St Sauveur, un autre très bel endroit qui m'a fait comprendre
que  je préférais de loin, les arbres à l'architecture.
Je pense que cela ne vous surprendra pas!




Par Azalaïs - Publié dans : Balades
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Jeudi 24 septembre 2009



Je pars quelques jours pour participer à un stage de rando-croquis
dans la région de Rocamadour.


Et cette fois, je ne me contenterai pas de regarder,
je vais faire!!!!! Il me tarde!
Je vous raconterai...
Par Azalaïs - Publié dans : Balades
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Jeudi 24 septembre 2009

Je réédite ce texte que j'avais écrit pour  Juliette et pour « Papier Libre ».

Il fallait écrire un texte autour de ce tableau du Douanier Rousseau  .

Je me suis inspirée aussi d’un poème anonyme du XVIII ème siècle : « Les mensonges » Il est vrai que les thèmes du mensonge et de l'hypocrisie sont toujours d'actualité et plus c'est gros, mieux ça passe!


reve.jpg

 

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu  un noir Papageno,

Qui jouait du haut boa

Devant deux lionceaux !

Ma fille !!  Vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu un éléphant,

Qui volait des oranges

Avec un oliphant !

Ma fille !!  Vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu des orchidées,

Tresser leurs cheveux d’anges

Sous un frangipanier !

Ma fille !! Vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille qu’as-tu vu ?

J’ai vu l’oiseau du paradis,

Fumer l’ayahuasca

Avec un ouistiti !

Ma fille !!  vous mentez !

 

Ah ! J’ai vu, j’ai vu !

Ma fille, qu’as-tu vu ?

J’ai vu une oréade qui rêvait,

Allongée toute nue

Sur un divan coquet !

………………………

Ma fille … dites-moi,

  La dame dévêtue,

Où l’avez-vous donc vue ?

 


 

                                 Azalaïs

 
 
 
Par Azalaïs - Publié dans : Peinture et écriture
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Lundi 21 septembre 2009

 

 Machaon sur valériane

 


Cette urgence de vivre à la fin de l’été ! Vouloir soudain tout voir, tout cueillir, tout garder dans ses bras, dans ses yeux, comme s’il s’agissait de son dernier été. Cette soif, cette humeur désirante, cette presse aliénante qui nous prend tout entier dans un grand désespoir qui chavire le cœur. Sentiment d’éphémère, petit éclat de vie qui se casse et qui git, sur le chemin des hirondelles.


Et nous voilà tout emplis d’inquiétude au chevet de ce grand corps malade. On cherche les prémices de la mort annoncée dans les grands arbres fiers qui retiennent leurs feuilles, le bruit sec, sans appel des marrons frais tombés, les dernières fougères qui bravent le silence.


Qu’est-elle devenue la jolie vague rousse du petit bois de peupliers et notre herbe d’été qui nous offrait d’un coup une si belle ardeur ? Comme tout était vert et tendre et neuf avec un chant d’éternité à la cime des fleurs !

Quelle est donc cette peur qui nous étreint le cœur dans sa grande tenaille ?


Il faudrait inventer des berceuses pour emplir nos mains vides et des mots de printemps pour apaiser la nuit de nos vieilles âmes grises.


 

Azalaïs

 


 

 

 

Par Azalaïs - Publié dans : Jeux d'écritures
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Dimanche 20 septembre 2009
                              Pour Dana et Le thème de la semaine


Cabanes





Sur le delta de la Leyre,  le port de Biganos est une des perles du Bassin d'Arcachon. C'est un port absolument unique, un décor de conte de fées, avec des cabanes colorées que leurs propriétaires essaient de préserver . Les bateaux se nichent dans les méandres de ses canaux, à l'ombre d'arbres magnifiques. Il faut cependant le mériter car il se cache bien.




Maisons de fées ou de lutins
elles se donnent la main
et rêvent de voyage.





Il eut suffit de presque rien
pour que ce bois de pin
puisse affronter les flots
avec dans sa cabine
de gentils matelots.





A deux pas du chemin
réfléchit l'onde fière
mais elles sont cabanes
près de l'embarcadère





avec leurs volets clos
et des regrets amers.




Azalaïs
Par Azalaïs - Publié dans : Balades
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Vendredi 18 septembre 2009
Allez savoir pourquoi, j'ai eu envie de vous montrer cette vidéo ce matin. Sans doute à cause du très beau texte de Polly et du commentaire qu'il m'a suggéré,de l'article de Gazou ce matin, du poème magnifique de Lola Muse, d'un article aussi que je viens de lire dans le journal et enfin d'un coup de fil que je viens tout juste de recevoir et qui me met du baume au coeur en même temps qu'il me coupe les pattes parce qu' un peintre que j'admire beaucoup  vient de m'inviter à exposer quelques unes de mes toiles à un salon où il est l'invité d'honneur. Il y a vraiment des coïncidences étranges!


Comment lier tout cela et vous faire comprendre les réflexions , les émotions ressenties chaque fois que je revois cette séquence du film de Lelouch "Les uns et les autres". Il me semble que Béjart ait voulu exprimer là toute la difficulté des hommes à vouloir s'élever, sortir de cette répétition du destin qui trop souvent les englue dans une danse de vie et de mort contre laquelle il ne peuvent rien. Comment dire cette humanité qui tricote et détricote sans fin son histoire pour y trouver du sens? N'est-ce pas cela qui nous relie tous aussi, cette quête sans fin, cet espoir dans un je ne sais quoi qui se dérobe en permanence?



Par Azalaïs - Publié dans : Société
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Mercredi 16 septembre 2009




Le week-end dernier, c'était le troisième festival d'Orgues de Barbarie de Lisle - sur - Tarn, une très jolie bastide dont les briques resplendissaient au soleil. Vingt-six "tourneurs" s'étaient installés aux quatre coins de la ville sur "le circuit des manivelles". Inutile de vous dire que j'ai chanté à en perdre la voix  sur tout le circuit et à 3 chansons par orgue je vous laisse imaginer l'état de mes cordes vocales le soir!



Tant d'airs qui sont remontés à la surface, venus parfois de très très loin et que je connaissais pourtant presque par coeur: Mon amant de la Saint Jean bien sûr, mais aussi Gastibelza, Le temps des cerises, Les blés d'or, C'était un petit bonheur, Venise provençale, Les crayons, Tico, Tico (excellent pour ceux qui ont des problèmes d'articulation!), Mes souliers, Ma môme, Félicie aussi, La caissière du grand café, La révolte des joujous, Du gris que l'on prend dans ses doigts, Les couleurs du temps, Domino, La Seine, Amstrong, Les Champs Elysées  ...



Ce qui est magique dans ce genre de manifestation, c'est la connivence qui s'installe tout de suite entre les chanteurs, les spectateurs et les tourneurs. On se parle, on se sourit, on se regarde, on s'enhardit, on se serre, on se touche, on s'encourage, on s'applaudit. Il y a comme une bulle d'énergie et de chaleur qui circule et vous emplit tout entier. Vous repartez gonflés à bloc, bien décidés à ne pas vous laisser ennuyer par les petites bassesses de la vie ordinaire.





Bien entendu, j'ai pensé très fort à Gelzy et à Pierre qui se sont arrêtés chez nous cet été et avec qui nous avons passé de si bons moments! Je ne sais hélas pas mettre des vidéos prises avec un appareil photo sinon vous auriez eu le son avec l'image.






Un festival d'orgues, c'est bien évidemment des orgues!
Je ne peux  pas vous les montrer toutes mais quelle imagination,
quel luxe parfois dans les décors.























des histoires,


comme celle de ce tourneur qui à l'heure de la retraite voulait apprendre la trompette. Quand il a réalisé que cela risquait d'être un peu long, il est allé faire un stage à Montpellier et il a fabriqué son orgue lui même.
Comme il est occitaniste,
il cherche des cartons avec des airs occitans.
Peut-être quelqu'un peut-il l'aider à en trouver ou à trouer ses cartons?





  Et puis aussi

des visages


et des costumes




Comment résister?








Par Azalaïs - Publié dans : Balades
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