Quand le nuage sortit du ventre de la mer, le jour venait de se lever. Le ciel avait fait sa lessive et un grand bleu tout neuf flottait, brillant et pur, au-dessus de la nappe dorée d’une très grande plage. Déjà quelques enfants jouaient au bord de l’eau pendant que les parents s’occupaient à des riens sous de petits parasols rouges. Le soleil diffusait une tendre clarté saupoudrée de paillettes.
Un vent doux et léger agitait gentiment des vagues paresseuses. Elles se haussaient un peu sur la
pointe des pieds, se poussaient en riant comme des écolières pour cueillir au passage quelques grains de lumière, puis s’enroulaient très vite, tous leurs bras repliés sur leurs précieux
trésors.
Elles bercèrent un instant le nuage de leurs longs doigts de plume, lui
offrirent des mousses de gaze et de satin moiré pour le vêtir un peu, puis elles le déposèrent dans un berceau d’écume et d’algues caressantes.De temps en temps, elles lui chantaient une berceuse
câline et tendre. Elles clapotaient en heurtant doucement le rivage « Clap, clap » puis elles chuchotaient en glissant sur le sable
« Ch ch ch …. » Cela faisait dans l’air léger comme le bruit d’un train qui va quitter la gare et le nuage s’endormit comme
un bon gros bébé bien sage.
Lorsqu’il se
réveilla, il n’était plus tout seul dans l’infini du ciel. La mer et le soleil avaient invité la grande famille des nuages pour fêter sa naissance. Tout en haut, on avait installé les cirrus qui
étalaient sans fin l’éclat soyeux de leur troublante chevelure en laissant derrière eux de longs panaches clairs et délicats comme du sucre glace.
Leurs cousins, les cirrostratus s’enroulaient joliment dans le halo
brillant de la lune boudeuse. Le soleil lui avait bien dit qu’elle devait rentrer chez elle mais cette effrontée n’en faisait qu’à sa tête ! Elle voulait elle aussi profiter de la fête.
Un peu plus bas à droite, une bande de joyeux cumulus alignaient sur des plateaux d’argent de petits
gâteaux ronds qu’ils offraient autour d’eux, leurs joues gonflées de rire !
- Pouf, pouf, disaient-ils, prenez-donc un petit gâteau rond ! Pouf, pouf, voyez comme ils sont doux et
crémeux ! Pouf, pouf, onctueux, savoureux et tellement fondants ! Pouf, pouf !
Et plus ils riaient, plus ils pouffaient, plus les petits choux s’alignaient dans le ciel, formant
comme un troupeau de jolis moutons blancs.
Ainsi commence l' histoire de ce petit nuage pas comme les autres et qui doit accomplir une mission qu'il ne connaît pas encore. Quichottine vous en a très gentiment parlé là ! Depuis j'ai revu ma mise en page très très défectueuse et si le coeur vous en dit sachez que vous ferez en même temps une bonne action. En effet, je laisse mes droits d'auteur, soit 2 euros 40 par livre à une association qui soutient Matthis un enfant malade du Tarn.
Vous pouvez passer commande ici,
mais si vous n'y parvenez pas, je veux bien vous l'envoyer moi-même.
Polly qui a été ma première lectrice a eu la gentillesse de me dire que ce texte pourrait être lu en public par un conteur ou une conteuse. Donc, s'il y a parmi vous quelqu'un qui souhaite tenter l'aventure, j'en serais bien sûr très très heureuse!
J'ai lu le très gentil commentaire de Quichottine qui pense que ce texte pourrait être exploité en classe. Ce serait pour moi, ancienne enseignante, un voeu très cher et j'ai même ajouté à la fin du livre des propositions de jeux créatifs sur le texte et sur les nuages qui m'ont tant inspirée.
Je sais que je devrais être un peu plus combative pour faire connaître ce livre, d'autant plus qu'il y a aussi la dimension du soutien pour cet enfant malade à prendre en compte mais je manque de courage et surtout de confiance.
J'en profite pour remercier tous ceux qui viennent me soutenir en me laissant régulièrement de petits mots affectueux. Merci aussi à tous ceux qui voudront bien lire ce livre. J'espère de tout coeur que vous y prendrez du plaisir.
Je pars une semaine me ressourcer au bord de la mer, je répondrai à vos commentaires en rentrant et je commande dès aujourd'hui quelques livres pour ceux qui
souhaitent que je leur en envoie un.
Azalaïs

















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